Elections communales: « la date du 4 février 2018 est tenable », selon Fodé Amadou Camara de GPT

Fodé Amadou Camara, Secrétaire politique chargé des élections et membre du bureau exécutif de Guinée pour tous (GPT)
Fodé Amadou Camara, Secrétaire politique chargé des élections et membre du bureau exécutif de Guinée pour tous (GPT)

Secrétaire politique chargé des élections et membre du bureau exécutif de Guinée pour tous (GPT) a représenté le parti dans l’atelier au cours duquel, la commission électorale a proposé la date des scrutins communaux au 4 février 2018.

Selon Fodé Amadou Camara, si les activités énumérées dans le chronogramme sont respectées avec les délais respectifs, les élections communales pourraient se tenir à la date indiquée. M. Camara invité les partis politiques à s’impliquer pour la réalisation du chronogramme.

Aminata.com : la CENI a proposé la date des élections locales au 4 février 2018. Quel est votre avis ?

Fodé Amadou Camara : j’ai été invité à l’image de plusieurs partis politiques. Les partis politiques ont été choisis selon leur représentativité au niveau de l’assemblée nationale. La CENI nous a présenté un chronogramme qui tient compte de l’ensemble des activités à réaliser. Du premier jour jusqu’au dernier jour, cela veut dire 120 jours. Donc, cela suppose en quatre mois. Il y a des activités in compressives notamment la passation de marché concernant la fourniture des équipements qui doivent rentrer en compte dans la gestion de ces élections. Lors que vous avez la distribution des six millions des cartes d’électeurs, il faut naturellement tout faire pour que chacun rentre en possession de sa carte. Donc la date du 4 février est tenable et raisonnable. Mais pour qu’elle soit respectée puisque c’est une date technique il faudrait que le processus  soit respecté et que la CENI puisse alerter les politiques sur le niveau d’exécution du chronogramme. La deuxième chose, nous avons le budget qui est 350 milliards de francs guinéens, 90 milliards ont été dégagés par le gouvernement, c’est déjà une volonté politique à saluer. Le reste de l’argent doit être mis à la disposition de la CENI pour qu’elle puisse avancer. Bien sûr il y a un accompagnement financier des partenaires techniques. Il y a une somme qui existe un million trois cent mille dollars. Je trouve que cette date si nous suivons de près, nous pouvons aller à ces élections le 4 février 2018.

Quel regard portez-vous sur l’accord de 20 milliards de dollars avec la Chine ?

Je voudrais d’abord remercier les acteurs qui ont pris part à cette négociation. A la tête des négociateurs vous avez notre président Dr. Ibrahima Kassory Fofana. 20 milliards de dollars c’est de l’argent. Les 20 milliards vont être engagés dans le cadre des activités économiques de notre pays. Il s’agit maintenant de trouver des projets susceptibles de sortir le pays de ses problèmes: infrastructurel, agricole, élevage, sanitaire, … Donc, si nous parvenons à mettre tout ça en place, ça peut faire quelque chose. Il faut comprendre que les besoins de la Guinée sont énormes. En vingt ans, les 20 milliards peuvent faire un pas mais ce pas là ne suffit pas. A mon avis c’est une très bonne chose pour notre pays.

Boké est en proie depuis plusieurs jours aux violences sans précédent. Selon vous qu’est-ce qui explique l’intensité de ces violences ?

Le problème de Boké ne date pas d’aujourd’hui, c’est un problème qui s’est accumulé. Depuis 1973-74, la CBG se trouve à Boké et a fait des réalisations. Le besoin en électricité, en eau est un besoin réel. A Boké, l’eau venait jusqu’à la colline tout le reste en allant jusqu’à 400 logements il n’y avait pas d’eau, les gens se débrouillent à trouver de l’eau en faisant de forage, moi j’en ai fait pour le CEP de Boké pour permettre aux étudiants d’avoir de l’eau. Donc, cette revendication pour l’eau et le courant est légitime. Lors que vous êtes face à un problème il y a eu en août le problème de ce genre. On a essayé de trouver de solutions mais ces solutions n’étaient pas adaptées à ce genre de situation. A Boké, la desserte en courant électrique c’est de 19heures jusqu’à 6-7h. Il arrive qu’il y ait souvent de panne. Surtout que la panne a persisté. Une panne de 48heures on peut comprendre même 72heures on peut comprendre mais pendant de semaines. L’intensité des violences vient du fait que ceux qui n’avaient pas pris part aux violences se sont ajoutés aux protestataires surtout les femmes, les sages, … Je ne cautionne pas la violence. On n’aurait dû procéder à des sensibilisations entre manifestants et l’administration, ce qui n’a pas était fait. Pourtant, ils ont de canaux de communication.

Mot de la fin

Je crois à la date du 4 février 2018. Nous allons tous nous focaliser sur cette date, nous remettre en question et aller travailler sur le terrain. Rien ne sert d’être dans la rue dès l’instant que cette date est acceptée par tous les acteurs. Donc nous allons continuer à œuvrer sur le terrain, à sensibiliser et expliquer nos programmes sur ce que nous pouvons faire pour les communes. Je voudrais rappeler que ces élections est une élection de proximité, on vote d’abord pour le candidat. Si un parti politique choisit mal son candidat, il n’a aucune chance de passer. Prenez des gens crédibles qui puissent amener les communes vers le développement souhaité pour l’ensemble des Guinéens.

Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 656 391 976

PARTAGER
Article précédentSiguiri: le président du comité de base du PADES de Frénkamaya rejoint l’UFR
Article suivantAlpha Condé à Moscou pour une visite de trois jours
Aminata.com Guineenews politique Guinée site d'information sur les nouvelles de la République de Guinée. Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à Aminata.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité… Contactez-nous 973-477-6624 USA 224-664-328170 ou le 623 52 6 27 Guinee URL http://aminata.com Email: amadou@aminata.com Régie Publicitaire : 83kindy@gmail.com +224 656 0287 25 Conakry/ +336 98 48 57 52 France

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here