Élections communales: Cellou Dalein s’inquiète

Initialement prévues en février 2017, la tenue des élections communales cette année reste aujourd’hui incertaine.

Face à ses militants samedi 15 avril, le président de l’UFDG et chef de file de l’opposition n’a pas caché pas son inquiétude. «Je vous avais dit que nous avons été signés un bon accord qui faisait progresser la Guinée s’il était appliqué. Et pour son application, je disais que jusqu’à preuve du contraire qu’on faisait confiance à Alpha Condé».

La signature de l’Accord politique du 12 octobre 2016 avait permis de décrisper la situation sociopolitique guinéenne. Cellou Dalein Diallo déplore qu’aucune décision contenue dans cet Accord ne soit appliquée à la date convenue et dans les conditions prévues. «Il était prévu que le Code électoral amendé soit adopté par l’Assemblée nationale lors de la session budgétaire. On a saboté et on a refusé qu’il soit adopté à cette période même s’il a été adopté un peu plus tard lors de la session extraordinaire. Les élections locales devraient être organisées en février 2017. Aujourd’hui, elles n’ont pas eu lieu et on ne sait pas quand elles auront lieu parce qu’on ne sent pas une volonté politique de les organiser».

Alors que tous les dirigeant des pays voisins (Niger, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal) arrivés à la même période et parfois bien après qu’Alpha Condé au pouvoir, s’apprêtent à organiser une seconde fois les élections locales, l’opposant s’inquiète «qu’en Guinée depuis 2011, on continue de se battre, d’aller à des dialogues, de signer des accords, de fixer des échéances qu’on n’a jamais respectées».

Le gouvernement et la Ceni s’étaient engagés d’organiser les élections locales en 2013 puis en 2014, ainsi qu’ 2015, 2016 et maintenant en 2017. Cellou Dalein estime que si les élections ne sont pas organisées c’est parce que le RPG Arc-en-ciel au pouvoir est sûr de les perdre. «Il ne veut pas les organiser parce que pour toutes les élections nationales ce parti compte s’appuyer sur des élus locaux nommés dans les districts et quartiers, dans les communes pour organiser le holdup électoral auquel il nous a habitués».

Parmi la dizaine des points prévus dans l’Accord de 2016, un seul a été appliqué partiellement à nos jours. «C’est l’adoption du Code électoral parce qu’il n’est pas encore promulgué. Il est parti à la Présidence de la République depuis le 24 mars. Jusqu’à présent il n’est pas transmis à la Cour constitutionnelle qui doit émettre son non objection pour que cette loi soit promulguée».

Outre, le chef de file de l’opposition regrette que «la Haute cour de justice dont la mise en place est prévue par l’accord personne n’en parle. Les enquêtes pour identifier les auteurs des crimes commis lors de nos manifestations rien n’a été mis en place. Les indemnisations des victimes rien n’a été fait. Le recrutement d’un cabinet d’audit du fichier électoral par appel d’offres prévu en novembre 2016 n’est pas encore lancé».

Cellou Dalein Diallo a annoncé que l’opposition reprendra bientôt les manifestations politiques.

Abdoul Malick Diallo

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