Dinguiraye: un rapport accuse des éleveurs d’être à l’origine du dernier conflit communautaire

Depuis un certain temps, les habitants des villages de Safè et de Sonfara ne conjuguent plus le même verbe, chacune des parties réclame la paternité de certains domaines d’où sont pratiqués l’agriculture et l’élevage.

Interpellé par cette situation en début d’année 2017, la Délégation Spéciale de Dinguiraye a dépêché une équipe sur le terrain pour constater la véracité des accusations et contre accusations. Au retour de la mission, en est sorti un rapport de trois pages, dont aminata.com s’est procuré une copie. Dans ce rapport, il est mentionné qu’ : «Aucune Communauté ne peut prétendre au droit de propriété d’un ancien village qui est en train d’être colonisé par des éleveurs, qui d’ailleurs sont apparemment la cause de la divergence entre Safè et Sonfara », peut-on lire en conclusion après les premiers constats de la mission mentionnés ci-haut.

Selon des témoignages des proches d’Aboubacar KEITA dit NFatamba, « le vieux Nfatamba Keita et 34 membres de sa famille dont une femme sont en train de crouler dans la prison civile de Dinguiraye (payant ainsi le prix de sa bonté) ».

Pourtant selon les proches d’Aboubacar KEITA, « une bonne collaboration et cohabitation ont toujours existé entre les familles du vieux et Mouctar Bah. Car, (les enfants du sieur NFatamba KEITA étudiaient le coran dans les mains du papa de Mouctar (Thierno Bassirou paix à son âme), ce dernier a formulée une demande de prêt d’une partie de la plaine de Sackoyah (source du contentieux) au sieur Nfatamba, afin qu’il en fasse une zone agropastorale. Après concertation avec les membres de sa famille, la demande a été acceptée par le Patriarche mais avec 5conditions qui sont entre autres, il va bénéficier du prêt pour une durée indéterminée mais à condition qu’ils établissent une attestation de prêt légalisée par les autorités compétentes avec un témoignage de la notabilité et deux de ses fils ; il va se limiter strictement à la superficie qui lui a été remise et ne doit installer aucune autre personne ; il ne doit pas construire des bâtiments en dur ni planter des arbres mais les manguiers qui y sont là-bas restent à sa disposition ; il peut entretenir le puits existant pour des fins d’usage domestique mais ne doit pas en creuser d’autre et enfin, pour toute autre situation il ne doit se référer qu’à son préteur ‘(Nfatamba KEITA) qui reste et demeure pour le moment le seul représentant de la famille.

Le sieur Mouctar Bah ayant accepté ces conditions, a bénéficié du prêt au mois de Mars 2011 année à laquelle il s’est installé et a commencé son travail, ainsi les choses se sont très bien passées jusqu’au début de l’année 2016 quand les gens ont commencés à lui confier leurs animaux et à recevoir d’autres éleveurs. Vu qu’il (Mouctar) a violé la convention, le préteur(Nfatamba) lui a réclamé le domaine en lui rappelant la genèse de leur collaboration qu’ils ont tous intérêt à conserver. Malheureusement comme Mouctar Bah est devenu le bouvier par excellence avec les retombés de la profession, il bénéficie du soutien de plusieurs éleveurs parmi lesquels figurent de hautes personnalités, il dit à son préteur : citation, Aucune personne ne peut me faire quitter cette plaine, c’est vrai que je suis petit de taille mais je suis un brin d’allumette », ont-ils témoigné.

Affaire à suivre…

Oumar M’Böh pour Aminata.com
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