Crise à la CENI: une main noire d’Alpha Condé?

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Le président guinéen Alpha Condé fait une déclaration à l'ouverture d'une conférence internationale sur l'émergence du continent africain, le 28 mars 2017 à Abidjan | AFP | SIA KAMBOU
Le président guinéen Alpha Condé fait une déclaration à l'ouverture d'une conférence internationale sur l'émergence du continent africain, le 28 mars 2017 à Abidjan | AFP | SIA KAMBOU

Selon l’ancien ministre de la justice guinéenne, Elhadj Salif Sylla, le chef de l’Etat est le principal instigateur de la crise au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Si Bakary Fofana a fini par être destitué de la présidence de la CENI c’est, selon Elhadj Salif Sylla, parce que celui-ci a été lâché par son protecteur. «Il y a une main noire du chef de l’Etat derrière cette crise. Ce qui est certain ce que Bakary n’est plus protégé parce qu’il s’adossait à Alpha Condé. C’est pourquoi, il était dans l’arrogance et dans la suffisance vis-à-vis de tout le monde. C’est peut-être qu’il est lâché par le président Alpha Condé qui l’a mis là, sinon, ces commissaires n’auraient jamais pu le renverser».

Elhadj Sylla dit n’avoir jamais eu « confiance» à cette CENI parce que, a-t-il indiqué «elle ne fera rien de propre dans ce pays», a-t-il souligné ajoutant que le problème à la CENI n’est pas lié à l’organisation des «élections correctes», mais, à l’argent.


«Ils ne se sont pas révoltés pour n’avoir pas fait correctement leur travail, mais à cause d’une gestion opaque, l’argent toujours. Quand nous étions au dialogue de 2013, en prélude aux élections législatives, les gens de la CENI  ont violemment attaqué leur président Bakary Fofana devant les ministres, les diplomates, les facilitateurs pour dire qu’ils ne savent pas ce qu’il fait de l’argent de l’institution. Deux jours après, ils reviennent pour dire qu’ils ont réglé leur problème», a-t-il rappelé.

A l’époque, a ajouté M. Sylla, jouissant du soutien du président Alpha Condé, « Bakary Fofana faisait ce que bon lui semble parce qu’en fait, il a été mis là par le président. Il n’a de respect pour personne, ni les ministres, ni les gens de l’opposition, ni ses camarades membres de la commission électorale».

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com



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