Alors que les agitations commencent à secouer le secteur des taxis motos dont le congrès électif devait se tenir en décembre dernier et après que les conducteurs aient montré leur mécontentement par une parade bruyante et ont même rencontré la commune pour l’avertir que la corporation n’était plus  prête à payer ses taxes à une équipe déchue, le secrétaire général des taxis motos version USTG a tenté de désamorcer la crise à sa façon.

« Seule l’inter centrale peut nous dire pourquoi le congrès ne s’est pas tenu en décembre, l’inter centrale avait fait un communiqué où il y a des préalables, des critères à remplir moi je pense bien que ces critères ne sont pas réunis.

L’inter centrale avait dit que pour aller au congrès, il fallait que tout conducteur ait sa carte de membre ça c’est un, en ce moment le chiffre sur le terrain varie entre 8000 et 9000 mais quand vous prenez les cartes de membre d’après Elhadj (ndlr: secrétaire général de l’intersyndicale CNTG)….il y a 1000 et quelques poussières qui ont été vendues pour le moment, tout conducteur ou responsable de gare condamné par la justice ne peut être électeur ou éligible…

Quiconque dira qu’il ne payera pas le reçu sera en porte à faux avec la loi, parce que les reçus ce n’est pas pour le syndicat…Nous pensons qu’il revient à la commune de dire oui ou non que les taxes seront vendues… Déjà les taxis motos savent que le congrès c’est bientôt…nous sommes fins prêts pour aller au congrès ».

Une chose est sûre, le divorce est inéluctable et les conducteurs de taxis sont déterminés à faire tomber le bureau frappé de péremption qu’ils accusent de travailler de façon égoïste.

Ousmane K. Tounkara, correspondant d’Aminata.com

 

 

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