Conakry : tenue d’un forum sur les violences basées sur le genre

Un forum sur les violences basées sur le genre s’est déroulé lundi 18 septembre 2017, dans un réceptif hôtelier de Conakry. L’atelier a été présidé par la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Mariame Sylla.

Initié par l’UNFPA en collaboration avec le département de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, la cérémonie a marqué la présence du ministre de la justice garde des sceaux, celui de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, la présidente de REFAMP-Guinée, la présidente de la HAC, le représentant du vice-président de l’Assemblée Nationale, la représentation du système des Nations –Unies et des représentants de la Société Civile.

Avant de se prolonger dans son discours, le représentant de l’UNFPA-Guinée, Cheick Fall a tenu a rappelé qu’une jeunes fille femme malade a été droguée et violée par un médecin dans une clinique de la place.
« Le viol d’enfants, de filles et de femmes s’est multiplié ces derniers temps à une échelle inquiétante, car sur l’étendue du pays. 2 ans, 6 ans, 10 ans, 12 ans, 14 ans, 16 ans est souvent l’âge des victimes alors que leurs agresseurs ont un âge compris en 20 à 60 ans », a-t-il déploré.
Plus loin, il a poursuivi que les violences à l’égard des femmes et des filles existent et persistent dans toutes les parties du monde et le problème est particulièrement aigu en Guinée.

« Cela est dû au fait que les victimes n’osent souvent pas dénoncer les abus ou faire recours à des instances de prise en charge. L’impunité fait que ce sont les victimes qui sont actuellement punies, car elles sont obligées de vivre dans la honte et la stigmatisation, au moment où les auteurs circulent en toute quiétude ».
Pour le lancement des travaux, la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance Mariame Sylla a signalé que l’évolution de la société guinéenne demeure fortement influencée par des préjugés et stéréotype qui assume à l’homme et à la femme des rôles et fonctions sociaux qui établissent un rapport de dominant, dominer en fonction de leurs.

« Cette perception des rapports homme, femme informe une véritable suprématie du premier sur la seconde », a-t-elle ajouté avant de poursuivre que les femmes guinéennes méritent un regard différent et traitement qui doit les mettre à l’abri de nombreuses discriminations et stigmatisation.

« Les femmes de violence dont qu’elles sont l’objet et qui portent des attentes graves, à leur intégrité physique et morale s’appelle entre autre le viol. Les mariages précoces et forcés, les mutilations génitales féminines, la polygamie etc. », a-t-elle déploré.

En Guinée, selon l’enquête nationale sur les VBG de 2016, la proportion de personnes de 15-64 ans ayant subi au moins une forme de violence depuis l’âge de 15 ans est de 80,2% contre 91,9% en 2009. Le taux de prévalence des MGF/F chez les femmes et filles de 15 à 49 ans est de 97%.

Ibrahima Sory Barry pour Aminata.com
Tel : +224-654-79-50-63

 

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