Colonel Ousmane Domby Diallo: « Dadis me voulait mort ou vif »

Très  discret  depuis  son  débarquement  en  2011 le  colonel  Ousmane  Domby  Diallo  ancien  préfet  de  Labé  était  l’invité  de  l’émission  hallein  fopp  de   la  radio  Espace  Foutah  jeudi  dernier  .Avec  lui  le  tour  de  beaucoup  de  sujets  a été  fait dont  des  faits  inconnus  jusque   là  du  commun  des  citoyens.

Colonel vous avez  occupé  sous  le  CNDD  la  résidence  des  préfets qu’avez  vous  laissé dans  les  caisses  de  la  préfecture ?

Colonel  Ousmane  Domby  Diallo : tout  est  consigné  dans  le  PV, si  de  l’argent  vient  pour  des  actions  de  développement tout ce  qui  n’est  pas  investi  doit  servir aux  successeurs  au  poste  pour  parachever  les  actions  voulues, je  ne  m’attendais  pas  à  parler  de  ça sinon  je  serai  venu  avec  ma  copie  de  ce  pv  de passation mais  c’est  proche  d’un  milliard  600 millions  et poussière

Après  vous certaines  mesures ne  vous  ont  pas  survécues ,c’est  le  cas  de  la  protection  du  pain

 Le  commandement  nécessite le  respect de  la  hiérarchie , un chef  doit  éviter les  messes  basses  avec  ses  subordonnées et  éviter  de  batifoler  avec les femmes   car  quiconque a  vécu  une   intimité avec  toi  est  un  frein  à  ton  commandement.

Qui  visez  vous en  prononçant  ces  mots ?

Personne, c’est  valable  pour  moi,  un  chef  doit  s’écarter  de  la  corruption  et  éviter  les femmes.

Quels  projets vous  animent actuellement ?

J’ai  envie  de  réaliser  un  forage si  j’en  trouve  l’énergie en  tout  cas  j’ai  acheté  le  matériel nécessaire.

Il y a  les  traces  d’une  station  d’essence  qui  n’a  jamais  vu  le  jour  à  Garambé et  dont  on  vous  attribue  la paternité est  ce  votre station  et  que  s’est  il  passé ?

Quand  un homme  meurt ce  qu’il  est  à  bout  de  force, je  ne suis  pas  allé  au  bout  parce que  les  moyens  ont  manqué.

A  un moment  donné vous  étiez  affilié  à  l’UFDG est  ce  le  cas  encore  aujourd’hui ?

Je  suis  sur  mes  projets (NDLR :il  insiste  trois  fois  sur  la  réponse)

La gare  routière de  Koubia  à  Donghora  son  installation  vous  arrache  quoi  comme  sentiment ?

Suis  impuissant ! Mais  ce  n’est  pas  normal, ce qu’il  se  doit  c’est  comme  je  l’avais  fait en  mon  temps.

Vous  étiez  décidé  à  assainir  la  ville  de  la  drogue ,c’était  même  une  priorité pour  vous quel  conseil  donneriez  vous  à  vos  successeurs

Aucun  conseil, seuls  ceux  qui  les  ont  mis  là  peuvent  le faire.

Après  votre  passage  à  la  préfecture  il  n’y  a  pas  eu  de  cris sur  des  fonds  détournés quel  est  le secret ?

J’ai  fait  en  sorte  que  ça  ne  crie pas, j’ai  sécurisé  les  fonds contre  l’avis  de  mes  généraux qui  voulait qu’on  pille, je  n’ai  pas  cédé  j’ai  répondu  que  je  suis  un  militaire que  j’étais  là  pour  poser  des  jalons.

Aujourd’hui  regrettez  vous d’avoir  laissé ces  fonds  ?

Aucunement ! On  ne  regrette  pas le  bien.

Sous  le  CNDD votre  Etat  major  vous  avait  dans  son  collimateur

Iil  y   u  des  gens  qui  m’ont  accusé  d’avoir  soutenu un  mouvement  anti  Dadis auprès  du  chef  de  la  junte, mais  se  fiant  à  mes  résultats  certains  conseillers  ont  joué  la  prudence et  j’ai  tout de  même  été  convoqué  toute  activité cessante, j’ai  pris  la  route  après  que  Antoine  Oularé  m’ait  montré  le  message, à  mon  arrivée, j’étais  au  cœur  des  débats et  un  jeune  officier  forestier  surnommé  le  ‘’Coq’’ s’est  mis  à m’interroger sur mes  rapports  avec  Cellou  Dalein j’ai  répondu  que  je  n’avais  aucun  lien  avec  lui hormis  celui  qu’il  a  avec  Papa  Koly  Kourouma  lui  même .

Aviez -vous  rencontré  Dadis ?

Non ! le  ministre  Cherif  Diaby s’était  interposé, Dadis  lui,  voulait  de  moi  mort  ou  vif, il  a  dit : « amenez  moi  Domby  mort  ou  vivant »

Aujourd’hui  savez  vous  l’identité  de  vos  rapporteurs ?

Oui !

Qui sont ils ?

C’est  du  passé ! mais Dieu  se  chargera  de  rétribuer  chacun.

Pourquoi  vous en  voulait  – on  autant ?

M’évincer  c’était  le  but  ou  pistonner  des  gens  qui  prendraient  ma  place.

Voulez  vous  encore  occuper  un  poste  de  responsabilité  aujourd’hui?

N’importe  quelle  position  où  je  peux  être  utile  m’intéresse  car  j  suis  redevable  à  ce  pays.

Songez-vous écrire des mémoires pour immortaliser vos actions ?

Quel type  de  mémoires ? Car  je  ne  suis  pas  écrivain, moi  les  citoyens  qui  ont  vécu  sous  mon  passage  à  la  préfecture  me  servent  de  témoin et  font  office  de  mémoires  pour  moi.

Propos recueillis par Ousmane Koumanthio Tounkara pour Aminata.com

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