Dr. Madidian M. Keita
Sauvons les handicapés pour l’intérêt de la nation
Dépuis près de trois ans et demi je suis attentivement et largement la vie sociale Guinéenne. En particulier celle des handicapés Guinéens qui est une couche beaucoup trop defavorable de notre societé.
Aprés avoir profondement pensé je me suis mis au coeur la ferme volonté de m’engager á aider les handicapés de sortir de leur profonde misere. Vu que moi aussi je vis avec un handicap(malentendent) il ya 10 ans, je ne peux etre different des autres handicapés. Avec mon handiap j’ai connu beaucoup des choses importantes qui font que je ne me gene pas de mon handicap. J’ai pu l’accepter et l’integrer. Vu que je connaisse bien la vie handicapée, je désire ouvrir mon experience á la societé des handicapés guinnéens. Je sais que la tâche n’est pas facile, mais je peux vous assurer qu’avec des hommes capables et qui ont de l’experience d’un handicap nous pouvons faire du bien . D’ailleurs ya des handicapés qui sont meilleurs qu’un etre normal. Mais avec le manque d’entretien et de savoir ils se lancent dans la mendicité contre le grès de leur pouvoir. En fait je peux vous dire que le monde ne compte que des handicapés mais on ne le voit pas de cette maniere. On sait que si nous n’avons pas un pied emputé ou une main oubien la polyomelite ainsi de suite on n’est pas handicapé. Et pourtant l’etre riche est handicapé de sa richesse, l’homme intelligent est handicapé de son intelligence..., car personne de tout ceux que je vienne de citer ici ne poura dire que vraiment il est toujours satisfait dans sa vie. De nos jours quand on parle d’une personne handicapée on voit la jambe qui manque et non la personne qui reste. On se fixe directement des stéreotypes sur son incapacité et non sur ce qu’elle est capable de faire. La mauvaise conception qu’on se fait de la personne handicapée, est aujourd'hui le véritable probleme auquel les handicapés sont confronté.
Á mon avis nous devons faire mieux pour changer la situation des handicapés. J’ai visité beaucoup de lieux chargés des affaires de personnes handicapées en Guinée, mais la situation n’est pas convaincante. Car ils travaillent dans des conditions tres defavorables.
Á l’ecole des malvoyants et aveugles je me suis entretenu avec Mme Diallo Kadiatou et Elhadj Diallo Mamadou Sanoussy á savoir sur les formations que reçoivent les eleves et les problemes auxquels ils sont confrontés. L'ecole ne comptait que 26 eléves. Á ma grande surprise quand je suis reparti recemment en Guinée, j'ai trouvé que l'ecole qui se situe dans l'enceinte de la cité de solidarité á Ratoma est devenu un depottoir. Le lieu est occupé par des handicapés de tout bord. Une poubelle totale...Excusez moi de peu.
Á l’ecole des sourds muets je me suis entretenu avec Mr Barry Aliou ( directeur de l’ecole et seul audiologue du pays). Il m’a fait savoir que vraiment le probleme est majeur, car non seulement il a un probleme de fonds mais aussi il n’arrive pas á trouver des partenaires avec les quels il poura travailler et utiliser le petit fonds qu’il reçoit convenablement. En plus de çe il est confronté á des problemes de transport pour envoyer les enfents á l’ecole et les renvoyer á la maison. Aussi il n’arrive pas á pouvoir trouver des emplois pour les jeunes aprés leur formation.
Ensuite j’ai visité le centre national d’orthopedie, vraiment labas c’est le pire. Non seulement le lieu est tres defavorable pour un orthopedagogue mais aussi les problemes que monsieur Moussa Traoré ( DG du centre) m’a expliqué sont inadmissibles.
Madame Hadja Diakité(directrice nationale) au departement des affaires sociales m’a reçu en audience. Elle m’a fait savoir oú se situe quelques problemes et les quelques projets engager et qui sont en cours. En plus de çe les difficultés qui sont au niveau du departement pour aboutir á beaucoup des projets. Tout en me reconfortant, elle m’a fait savoir que rares sont des personnes qui viennent vers eux pour dire qu’ils veulent faire quelques choses. Alors oú sont ces Guinéen(ne)s pour soutenir cette couche vulnerable de notre societé.? Ne pensons pas que nous faisons quelque chose pour un handicapé en lui donnant 1000fg, non. On le detruit comme çe. N'encourageons pas la mendicité, malgrés qu'elle est devenu aujourd'hui un phenomene dû á la pauvreté et non á l'handicap. Mais faisons plutôt autrement pour la juguler. La misere que vive aujourd’hui ces personnes handicapées ne peut être eternelle. Il nous suffirait tout juste de la bonne volonté pour inverser la tendence.
Un site d'internet specialement pour les handicapés sera bientot en ligne afin que nous faisons ensemble facilement notre mieux.
Ils(les handicapés) ont besoin de nous. Ecoutons les afin d'entendre le cri de leur coeur, le cri de leur détresse.
.
Mamadou Abdoulaye Diallo(MAD)
Contact:
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Santé: Inhiber le cancer de la prostate sans perturber les processus physiologiques habituels
Inhiber le cancer de la prostate sans perturber les processus physiologiques habituels
Des chercheurs découvrent comment une enzyme facultative gouverne la croissance tumorale
Une kinase est une sorte d’enzyme que le corps utilise pour réguler les fonctions des protéines nécessaires à la croissance et à la maintenance cellulaires. Des chercheurs viennent de découvrir qu’une certaine kinase en particulier joue un rôle clé dans la progression du cancer de la prostate. « On la nomme ‘Mnk’ et, bien qu’elle ne semble pas essentielle au maintien des cellules normales, elle est importante pour la croissance du cancer », a déclaré le professeur Luc Furic, chercheur postdoctoral au sein de l’équipe du professeur Nahum Sonenberg au Centre de recherche sur le cancer Goodman et au Département de biochimie de l’Université McGill.
Une importante percée dans la recherche sur la tuberculose: Des chercheurs découvrent que des médicaments existants pourraient freiner la propagation de la maladie
Mise à jour le Lundi, 02 Août 2010 23:56
Alors qu’elle n’occasionne souvent aucun symptôme chez les porteurs de cette bactérie, la tuberculose infecte chaque année dans le monde de huit à dix millions de personnes et entraine plus de deux millions de décès. Il s’agit d’une maladie très contagieuse, en raison de sa propagation par la toux et l’éternuement. « Même ici, au Canada, nous sommes sous la menace d’une catastrophe sanitaire mondiale en latence. Toutefois, ce nouveau paradigme issu de la recherche sur la tuberculose pourrait présenter une occasion à portée de main pour améliorer les mesures actuelles en matière de vaccination et de traitement », explique le Pr Maziar Divangahi de l’Université McGill et de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.La capacité de la bactérie tuberculeuse à persister chez les individus au système immunitaire apparemment normal laisse supposer que cette dernière aurait développé des stratégies d’évitement, d’évasion, voire de subversion de l’immunité. Généralement, la bactérie s’introduit par inhalation dans les voies respiratoires. Les macrophages alvéolaires, types de globules blancs présents dans les poumons, reconnaissent les bactéries et les consomment. Il s’agit d’un mécanisme de défense du système immunitaire. Or, la tuberculose a évolué en un parasite pouvant survivre et se reproduire à l’intérieur de ces macrophages jusqu’à ce qu’il s’en échappe, propageant ainsi l’infection dans l’organisme.
Le mécanisme intervenant dans la mort des macrophages infectés est déterminant en ce qui a trait à l’acquisition de l’immunité. Les macrophages peuvent induire l’apoptose, un type de mort cellulaire conservant intacte la membrane de la cellule, emprisonnant en quelque sorte cette dernière et diminuant la viabilité de la bactérie. Par contre, les bactéries tuberculeuses peuvent aussi induire la nécrose, un autre type de mort cellulaire. La nécrose occasionne la mort cellulaire en désorganisant les membranes de la cellule, permettant ainsi aux bactéries de s’en échapper. Pour mieux comprendre, l’on peut imaginer une boîte dont les parois seraient disloquées.
La clé du sort des macrophages réside dans l’équilibre entre deux types d’eicosanoïdes, des molécules intervenant dans la régulation du système immunitaire. Le code génétique des bactéries tuberculeuses leur permet de faire pencher cet équilibre en faveur de la nécrose; l’analyse du génome humain révèle que la modification de la production d’eicosanoïdes est liée à la susceptibilité, ou à la résistance, à la tuberculose. Heureureusement, il existe déjà des médicaments utilisés dans le traitement de maladies inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde, qui ciblent notamment la production d’eicosanoïdes.
« Il reste maintenant à voir comment l’on peut utiliser ces médicaments dans le traitement de la tuberculose », conclut le Pr Divangahi.
Le projet de recherche a bénéficié d’une subvention du Fonds de la recherche en santé du Québec, et ses résultats ont été publiés dans la revue Nature Immunology. Pr Divangahi est affilié au Département de microbiologie et d’immunologie de la Faculté de médecine de l’Université McGill, à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, et au Laboratoire Meakins-Christie.
Personne-ressource :
William Raillant-Clark
Service des relations avec les médias
Université McGill
514 398-2189
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Femmes sans Enfants
Mise à jour le Lundi, 19 Juillet 2010 20:55
“Femmes sans Enfants”, une problématique qui ne peut pas être résolue seulement entre les murs d’un centre hospitalier et universitaire (CHU). Dans de nombreuses régions du monde, une femme passe à l’âge adulte quand elle devient mère. La maternité est source de fierté ; elle assure la continuation de la lignée ; elle renforce les liens entre les familles d’une communauté qui aiment à partager leurs expériences et souvent, elle garantit à l’épouse un mariage plus stable et une sécurité économique (Network en français : 2002, vol.22, No, 1).
COMMENT IDENTIFIER UNE ATTAQUE CÉRÉBRALE:
Pendant un BBQ (piquenique), une de nos amiesa titubé et trébuché – Elle nous a assuré qu'elle se portait bien (nous lui avons offert d'appeler un CLSC ou un médecin). Elle nous a dit qu'elle avait seulement trébuché sur une tuile à cause de ses nouveaux souliers.Nous l'avons aidé à se nettoyer et nous lui avons donné une autre assiette. Même si elle avait été un peu secouée, Lise avait l'air d'apprécier son après-midi.
Plus tard, le mari de Lise nous a appelé pour nous dire que sa femme avait été transportée à l'hôpital – (à 18h00, Lise est décédée) Elle avait eu une attaque dans l'après-midi au BBQ. Si nous avions su identifier les signes d'une telle attaque, peut-être que Lise serait toujours en vie aujourd'hui. Certaines personnes ne meurent pas, mais elles finissent lourdement handicapées à la place.
Ça ne prend qu'une minute pour lire ceci…
Un neurologiste a dit que s'il pouvait soigner une personne victime d'une attaque cérébrale à l'intérieur de 3 heures, il pouvait renverser totalement les dommages....totalement !
Il a dit qu'il est assez difficile de reconnaitre une attaque cérébrale, la diagnostiquer et emmener le patient à l'hôpital à l'intérieur de 3 heures.
RECONNAITRE UNE ATTAQUE CÉRÉBRALE:
Sachez retenir ces trois étapes
S.T.R.,lisez et apprenez !
Quelques fois les symptômes d'une attaque cérébrale sont difficiles à identifier. Malheureusement, le manque de vigilance est synonyme de désastre dans certains cas.
La victime d'une telle attaque pourrait souffrir de sévères dommages au cerveau si les personnes autour d'elle n'arrivent pas à identifier ces symptômes.
Maintenant, les médecins disent qu'un spectateur peut reconnaître une attaque cérébrale en demandant trois questions simples :
S *(smile)demandez à la personne de sourire.
T *(Talk)demandez à la personne de parler, de dire une phrase simple, avec cohérence. (Exemple : il fait beau aujourd'hui)
R* (raise both arms)demandez lui de lever les deux bras.
Si la personne a de la difficulté à exécuter l'une ou l'autre de ces tâches, appelez immédiatement le 911(ambulance) et décrivez les symptômes à la personne au bout de la ligne.
Nouveau signe d'une attaque cérébrale -----Tirer la langue!
À NOTER : Un autre "signe" d'une attaque cérébrale a été découvert : demandez à la personne de tirer la langue.Si la langue est croche, si elle va plus d'un côté que de l'autre, c'est aussi une indication d'une attaque cérébrale.
Un cardiologue a dit que si chaque personne qui reçoit ce courriel l'envoie à 10 personnes; vous pouvez parier qu'au moins une vie sera sauvée.
J'ai fait ma part, et toi ?
Personnes handicapées mais pas résignées
Mise à jour le Vendredi, 18 Juin 2010 21:07
En dépit des traités, de la mobilisation ou de la charité dont beaucoup font preuve à leur égard, rien ou presque ne change dans le quotidien des personnes handicapées en Afrique. Ainsi que le démontre Africa Renewal dans cet article, l’injustice sociale dont ils sont victimes et l’absence de volonté politique de la part des gouvernements sont souvent leurs deux… handicaps majeurs.Infertilité masculine: Face cachée de mes consultations au CHU de Donka, Conakry
As-tu rencontré un homme qui accepte sa stérilité ? S’il est stérile, il rejette le plus souvent sur le compte de sa femme. Combien de femmes ont été reprochées pour cause de stérilité et une fois remariées, elles ont des enfants. L’homme se dit toujours viril et non stérile. Ils sont rares ceux qui acceptent et se font traiter ; pour eux l’infécondité est purement féminine, comme ceux qui accusent leurs femmes d’avoir des filles. Beaucoup d’hommes vivent leur stérilité comme une tare, la cachent, ne la dévoilent pas et vont même refuser d’aller jusqu’aux soins. Le fait même d’évoquer la possibilité de ce diagnostic est source d’inquiétude et d’angoisse. Mr. K. me disait « Je peux vivre sans enfants, mais je ne pourrai pas vivre avec la certitude que je suis stérile ». D’autres ont le courage d’aller consulter mais tiennent leur partenaire dans l’ignorance de leur démarche. D’autres en fin consultent, jouent le tout, mais font en définitive porter la responsabilité sur leur partenaire ou pire encore sur des forces obscures qui leur veulent du mal.
Sida : chronique d’une crise annoncée
Sept ans après l’accord conclu à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au terme duquel les pays en développement pouvaient importer des copies bon marché de médicaments coûteux, un seul envoi de médicaments antirétroviraux - seul traitement efficace contre le VIH - a été livré en accord avec ces dispositions.Or, dans la mesure où plus de 55 millions de personnes pourraient avoir besoin d’antirétroviraux d’ici à 2030, les experts s’inquiètent face à ce qui, à leurs yeux, constitue une véritable “bombe à retardement”. Les médicaments actuels perdent leur efficacité et sont remplacés par des médicaments brevetés qui ne sont accessibles qu’aux plus riches. Si rien n’est fait la distribution de ces médicaments génériques vitaux aux populations les plus pauvres pourrait être affectée, vouant à la mort des millions de personnes, en Afrique principalement.
Des coûts plus élevés à l’horizon
Si près de 3 millions d’Africains sont soignés aux antirétroviraux, c’est en raison du faible coût de ces médicaments, 80 dollars à peine par patient et par an, explique à Afrique Renouveau Emi Maclean, responsable de l’accès aux traitements de Médecins sans Frontières (MSF). A l’origine, leur coût annuel était de plus de 10 000 dollars. Cette chute des prix est due à la concurrence féroce que se livrent les fabricants de médicaments génériques indiens à qui la loi permet de copier les médicaments brevetés.
Mais cette situation est sur le point de changer. Le droit indien en matière de brevets s’alignant à présent sur les règles strictes qui régissent ceux-ci dans les accords de l’OMC, il sera beaucoup plus difficile de produire des versions génériques bon marché des antirétroviraux plus récents et plus efficaces. Mme Maclean juge qu’il est urgent de passer à la combinaison de médicaments utilisée en Europe et en Amérique du Nord. Mais cette version est “deux à trois fois plus chère.” Les traitements antirétroviraux encore plus avancés peuvent coûter jusqu’à 27 fois plus cher.
Trouver une solution
L’accord de 2003, conclu au terme de près de deux ans de négociations ardues à l’OMC, prévoit une dérogation aux règles internationales sur les brevets pharmaceutiques. Ces règles accordent aux détenteurs de brevets un monopole de 20 ans sur leurs créations, mais autorisent dans certaines circonstances les États à violer ces dispositions en accordant une “licence obligatoire” à une compagnie pharmaceutique locale, lui permettant de produire des copies de médicaments sans l’autorisation du propriétaire du brevet.
Une autre dérogation négociée au terme de l’accord permet aux pays les plus pauvres d’importer des médicaments génériques produits sous licence obligatoire dans d’autres pays membres de l’OMC, à condition de respecter certaines procédures. Celles-ci comprennent un avis préalable émis par l’importateur et indiquant le genre et la quantité du produit pharmaceutique importé, ainsi que l’obligation de modifier la forme, la couleur et l’emballage du produit pour le distinguer de la version brevetée.
Dès leur signature, un grand nombre d’ONG médicales et de militants anti-sida ont qualifié ces accords d’inapplicables.
Ils affirment que la nécessité d’un avis préalable expose les pays importateurs à des pressions économiques et politiques de la part des bailleurs de fonds, des compagnies pharmaceutiques multinationales et de leurs partenaires commerciaux opposés à l’usage des licences obligatoires. L’adoption d’une approche commande-par-commande, analyse MSF dans un rapport publié en 2006, empêche les fournisseurs de produits génériques de réaliser des économies d’échelle par une production de masse.
L’accord de 2003 n’a pas été “un mécanisme facile à mettre en place, mais c’est le mécanisme dont nous disposons, ” plaide Tenu Avafia, spécialiste de la propriété intellectuelle et du sida au PNUD.
Le Canada met l’accord à l’épreuve
La controverse autour de l’accord explique l’intérêt autour des efforts du Canada, un des rares pays à amender sa législation pour permettre à des compagnies pharmaceutiques locales d’exporter des médicaments conformément à l’accord de 2003. La loi votée en 2004 est entrée en vigueur un an plus tard.
Le Canada est aussi le seul pays à avoir expédié, suivant les dispositions de l’accord, une commande d’antirétroviraux du gouvernement rwandais passée à la compagnie pharmaceutique canadienne de produits génériques Apotex.
Mais selon Richard Elliott, directeur de l’organisation non gouvernementale Réseau juridique canadien VIH/sida, cette opération a révélé des problèmes de la législation canadienne. “Ils sont partis d’un modèle imparfait de l’OMC et l’ont rendu encore moins parfait, ” juge-t-il.
L’obligation pour les compagnies pharmaceutiques de recevoir une commande ferme avant de faire la demande d’une licence obligatoire constitue l’un des problèmes, explique M. Elliott. “Ce n’est pas de cette façon que les gouvernements achètent des médicaments. Ce n’est pas non plus la façon dont opère l’industrie pharmaceutique.”
Le docteur Bruce Clark, vice-président d’Apotex, déclare à Afrique Renouveau que sa compagnie a eu beaucoup de mal avec la législation canadienne. Les démarches à faire pour produire des médicaments destinés à l’exportation “sont trop difficiles et trop compliquées.”
Tout indique cependant qu’une législation qui simplifierait ces dispositions a été introduite au parlement et pourrait être débattue dès le milieu de l’année.
Ceci dit, pour Russell Williams, président de l’association Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada, une organisation professionnelle, les délais enregistrés dans le traitement de la commande du Rwanda n’avaient rien à voir avec les règles de l’OMC ou la loi canadienne.
Aujourd’hui cependant c’est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes de rendre applicable l’exonération de 2003, observe Mme Maclean de MSF. “Une crise s’annonce — pas seulement pour le VIH/sida, mais pour toutes ces maladies dont les remèdes sont mis hors de portée par les obstacles que représentent les brevets.”
Par Michael Fleshman
Note à la rédaction : Sept ans après l’accord conclu à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) au terme duquel les pays en développement pouvaient importer des copies bon marché de médicaments coûteux, force est de constater que l’accès aux médicaments dans les pays pauvres n’en n’est pas amélioré. Ainsi que l’indique Afrique Renouveau dans cet article, une crise pointe à l’horizon en matière d’accès aux traitements pour des millions de personnes, en Afrique notamment.
La reproduction et la publication du présent article sont libre et gratuites. Veuillez créditer «ONU Afrique Renouveau, www.un.org/africarenewal » comme source.





.



