Oumar Wann
EXCELLENCE ! VOS CADEAUX (empoisonnés) 2eme partie
Président, je vous avais avertie hier que vous auriez du pain sur la planche, vous n'etes même pas assis sur le trône que vos futurs sujets m'interdisent de vous appeler Excellence, ils pensent que cet titre ne nous porte pas chance, vos prédécesseurs en ont trop profité. Faites donc vos preuves car les titres pompeux ça se méritent désormais. Je cherche un titre qui vous sied : Monsieur? trop simple pour un président, Docteur? Prête à confusion, tout le monde est docteur de quelque chose au pays, Votre honneur? parfait.- La fonction publique : Votre Bonheur, pardon, honneur ! Vous me permettez de vérifier que le malin qui a écrit`` le bourbier de la fonction publique`` n’est pas du camps adverse et qu’il n’essaie pas de vous décourager d’occuper le trône si proche ? Moi je voulais vous épargner ce casse tête. Lui a osé l’appeler le bourbier alors que c’est le seul secteur qui a réussi à mettre l’égalité entre guinéens morts et vivant, instruits et analphabètes, pauvres et riches, intérieurs et extérieurs,presque tous sont fonctionnaires.
- Votre honneur, vous vous souvenez du slogan de vos prédécesseurs ? : Les morts ne sont pas morts, ils vivent en nous. ça vous étonne alors qu’ils continuent à avoir un salaire ? Peut importe morts ou vivants du moment ou c’est une personne sur mille qui a réellement du travail, le reste est figurant. Peut importe morts ou vivants du moment que c'est un qui se tape le revenu de cent mille, peut importe quand le vétérinaire est infirmier à l'hôpital, l'agriculteur est douanier...je vous répète que le pauvre s'en fiche de Colonisation, Révolution, Démocratisation, il veut une SOLUTION.
- Mettez vous à la place d’un mort, vous avez ouvert les yeux sur des parents qui triment pour vous trouver à manger et étudier. Vous avez hérité de cette misère puisque c’est la seule richesse qu’ils peuvent vous léguer. Votre épouse et vos enfants suivent vos pas de miséreux avec un salaire de misère, quand un jour vous êtes rappelé à Dieu, un comptable sans scrupule se tape votre salaire en laissant votre famille croupir car votre mort à coupé toute source de revenu (pas de sécurité sociale, caisse maladie, subsides, assistance sociale…rien de rien) accepterez vous de mourir pour de bon ? Vous ressuscitez sous une autre forme à la fonction publique.
- Vous avez fui pour des raisons x ou y, ingénieur ou docteur en Guinée, vous trimez comme femme de ménage ou chauffeurs de taxis en occident. Vous arrivez à peine à payer vos factures quand une bande de cow-boys réunis en western union vous en laisse un peu. Vous avez un cas de conscience qu’à même: votre salaire qui continue à être versé sur votre compte, vous aimeriez le reverser dans le trésors publique ? Mon œil, il va directement dans la poche du premier trésorier. Vous faites quoi ? Si votre conscience vous empêche de l’utiliser, vous l’offrez au moins à plus pauvre plutôt que d’enrichirles plus fortunés. Logique.
- Puisque la critique bien ordonnée commence par soi, je ne m’engage volontairement (sauf sous contrainte) à déverser le mien que lorsque vous aurez mis les choses au clair, c'est-à-dire pour une fois en traitant la cause de la maladie et non les symptômes,( chassez les fictifs, et les morts par la porte si vous ne créez pas d’ emplois, ils reviendrons par la fenêtre.) par une gestion saine des biens publics, une politique industrielle qui permette aux gens de travailler, une couverture sociale pour tout le monde, des indemnités de chômage, une couverture sanitaire pour tous (tout le monde à droit à des soins, au logement, à l’instruction, sans exception). Je tourne ce texte en humour pour dédramatiser, même si je pense àmes deux meilleurs professeurs, qui avant de mourir, quémandaient le prix de leurs ordonnances.
- Votre honneur, je vous vois déjà fulminer de colère en me demandant où allez vous trouver tout cet argent. Les moyens ? Vous en avez suffisamment. Que de garder le secret, vos prédécesseurs ont criés sur tous les toits que la Guinéeétait un scandale géographique, pardon géologique et voici que chinois, américains, anglais trouvent leur compte en Guinée, pourquoi pas les guinéens ?
- Votre honneur, un sage conseil, ne badinez pas avec la gestion de la manne (les richesses du sol et sous sol) que le Père céleste a mis à disposition de tous ces enfants guinéens. Ils servent à créer des emplois, écoles, hôpitaux, usines…prenez des mesures draconiennes contre tous les bradeurs de cette richesse sinon, c’est vous qui aurez à vous justifierdevant le chef le jour du grand bilan. Vous savez mieux que moi que le chef ne peut être acheté avec un pot de vin.
Un autre point de discorde : Nos bourgeois étant sollicité au point de vue économique et social (c’est souvent eux qui financent les partis et les gens au pouvoir), il serait normal qu’ils aspirent à l’être sur le plan politique. Ce qui amène des griefs avec certains intellectuels qui ne veulent voir en eux que des robinets d’argent. C’est pourtant eux qui sont aussi atteint par le désordre financier et la grave crise économique. De là naît le désir d’une transformation politique qui leur permettra de surveiller l’administration donc de participer au gouvernement de l’Etat. Les rôles doivent être définis aussi dans ce sens.
Il serait injuste de dire que tout était mauvais dans les institutions des anciens régimes, cependant comment ne pas dénoncer l’abus, l’oppression, l’arbitraire, l’inégalité, et la confusion qui noient ce pays ?
Le Guinéen vit un immense vague d’optimisme, il espère chaque jour à la venue d’un homme qui s’opposera à toute forme d’injustice et d’oppression qu’il subit. Il vit dans l’attente de grands événements qui, pense-t-il, amènera une ère nouvelle, d’où la fièvre à l’approche des décret, des élections, attente d’autant plus fiévreuse que trop souvent déjà, les espoirs de reformes ont déçus.
De temps en temps un homme tente de supprimer les abus les plus criants mais il échoue devant l’égoïsme des privilégiés qui refusent de laisser porter atteinte à leurs privilèges. Ainsi la crise dont ont soufferts les régimes antérieur n’a fait que s’aggraver : crise économique, financière, crise d’autorité.
Le seul moyen de salut était la suppression des privilèges financier et l’égalité de tous. Mais pour imposer aux privilégiés cette révolution sociale, il eut fallu un gouvernement fort et courageux.
Or la crise d’autorité est la plus grave en Guinée, le gouvernement va à la dérive, les ministres plus soucieux de garder leur poste ou de faire au plus vite des placements pour leur famille, sont sans crédit. Ajouter un président passif, aux décisions variantes, excellence, votre bonheur, voilà le cadeau.
Nous avons déjà dit que l’organisation sociale avait pour principe l’inégalité, Le rétablissement de l’ordre passe forcement par l’assainissement des finances, le retrait de l’armée, la politique de conciliation, voilà qui vous rendra crédible et respectable. Le reste suivra aisément, comme l’éducation civique qui sensibiliserait la population et favoriserait l’union et le respect des choses publiques.
LA POLITIQUE D’APAISEMENT
Votre honneur, il serait intellectuellement plus honnête si je retraçais textuellement ce que dit le livre d’histoire, `` La France et Bonaparte``, à vous de mettre votre nom à la place du sien.
« Lorsque Bonaparte reçu la mission de réorganiser la France, le pays était plongé dans la misère et l’anarchie….la grande majorité des français demandaient que l’œuvre sociale subsiste, que Bonaparte leur garantissent l’égalité devant la loi et devant l’impôt… qu’il rétablit la sécurité à l’intérieur et la paix dehors.
Or ce programme convenait parfaitement à Bonaparte, la lassitude du pays faisait le jeu de son ambition. Son désir effréné du pouvoir n’était d’ailleurs pas égoïste, il se proposait :
- de pacifier les esprits
- d’unir tous les français royalistes et révolutionnaires, émigrés et terroristes et de les faire travailler d’un commun accord à la grandeur de la patrie.
Pour cette œuvre d’apaisement, Bonaparte était prêt à faire appel tous les hommes de bonnes volonté, de quelque parti qu’ils fussent. Je suis national, disait-il, j’aime les honnêtes gens de toutes les couleurs.
Le grand mérite de Bonaparte fut de se servir de son immense pouvoir dans une vue d’ordre et d’apaisement. Personne ne fut moins que lui homme de parti, gouverner par un parti, disait-il, c’est se mettre tôt ou tard dans sa dépendance, on ne m y prendra pas.
Le personnel du gouvernement fut soigneusement trié, parfois avec une évidente volonté d’équilibre pourvu qu’on fut capable et laborieux, il ne s’inquiétait pas des opinions passées, il fit le choix de faire l’oubli du passé, il prit pour collaborateurs des régides aussi bien que des modérés pour affirmer sa volonté d’apaiser les discordes. Beaucoup de gens devinrent fonctionnaires, ce fut une force pour Bonaparte d’avoir tant de places à distribuer : ou se réfugieraient l’opposition quand tous pouvaient trouver rang et traitement dans la nouvelle administration ?»
Votre honneur, je ne saurais finir sans vous recommander de faire au plus vite comme ce Bonaparte. Engagez un vaste programme de réconciliation entre tous les enfants de votre royaume, les enfants de ceux qui ont été au pouvoir, les enfants des victimes des camps et autres...tous vous avez besoin d’eux, le retard est immense, les erreurs sont immenses, le travail à faire est immense. Dites leur aussi que le passeport biométrique renferme tous les données, personne ne franchira la frontière Guinéo- Au-delà et se présenter devant le chef avec un tampon rouge de la haine. Descendez de votre trône et demander pardon à chacun, la vie est précieuse et éphémère.
Votre honneur, faites le au plus vite car je viens de découvrir un vaste complot ourdit contre votre trône vacillant, des malins veulent scinder votre minuscule royaume en renvoyant les soussous en Guinée Bissau, les forestiers au Liberia, les malinké au Mali et les peulhs en Ethiopie, il ne vous restera que les chiens et chats errants à gouverner.
Votre dévouée
Aissatou Barry, Nene Aye
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Suisse
EXCELLENCE ! VOS CADEAUX (empoisonnés). Première partie
Excellence,Monsieur le nouveau président, le monde entier a les yeux fixés sur notre pays. Partout, des esprits généreux qui sont ralliés à l’idéal de liberté et de justice éprouve une extraordinaire allégresse pour vous offrir un cadeau. Il leur semble qu’une ère nouvelle s’ouvre enfin, un nouveau régime. Hélas ! Autant l’espoir d’un réel et profond changement habite les guinéens de l’intérieur et de l’extérieur, autant les difficultés intérieures et extérieures graves surgissent et favorisent des intrigues de tous genres. Excellence, je ne veux point vous décourager mais autant savoir tout de suite que vos futurs sujets sont à l’image des toilettes du pays : toilettes internes et externes. L’interne- luxueux- est pour le père de famille et les hôtes privilégiés et l’externe pour le reste de la famille. Une injustice qui donne naissance à toutes les frustrations, vu que l’entretien revient aux brimés. C’est l’exploitation ou la récupération de ces difficultés qui attise la haine et crée de nouveaux embarras. Ce nouveau processus démocratique, permet d’envisager un droit nouveau fondé sur la souveraineté populaire. Malheureusement, les hommes qui composent ce peuple ne s’entendent plus.
Votre futur royaume me fait souvent penser à la tragédie la plus meurtrière de l’histoire de l’aviation. La cause de cette collision, fut une mauvaise communication. Les ondes se brouillèrent et les pilotes ne s’entendaient plus.
Ce manque d’unité empêchent les guinéens de se sentir citoyens d’une même patrie : il semble qu’on est untel avant d’être guinéen. Je cite Mirabeau définissant la France : un agrégat in constitué de personnes désunies.
Excellence, faites appel au plus vite aux historiens du pays pour qu’ils vous aident à faire l’état des lieux de ce que nous appelons aujourd’hui Anciens régimes. Leurs organisations politique, administrative, économique, sociale et religieuse ne satisfont pas la majorité des guinéens. Peut- être qu’un peu de recul vous amènerait à tirer les leçons de ces échecs et favoriserait l’émergence d’un nouveau régime, plus fiable afin de ne pas décevoir vos sujets qui misent tant sur vous au point d’oublier que le vrai problème ce sont les faiseurs de roi. Leur avez-vous dit que vous n’apporterez aucune solution miracle, que la volonté de changement engage la responsabilité de chacun ou préférez vous tenir des promesses fallacieuses ?
La lecture d’un livre d’histoire qui traite des intrigues entre Nobles, bourgeois, aristocrates, pauvres, paysans dans la cour du roi Louis XVI, de l’instauration des Etats Généraux à la révolution française me pousse à faire du copier coller en l’adaptant à la situation guinéenne. Si j’affabule, vous me le direz, mais à mon humble avis, les événements se suivent et se ressemblent.
L’une des causes qui caractérise l’impopularité et la chute de nos anciens régimes est `` LA COUR ``. En effet, vos prédécesseurs, chefs couronnés d’un pouvoir absolu de droit divin par vos futurs sujets, se sont entourés d’une cour brillante et nombreuse de civils, de militaires au service de leur nombreuse famille, des courtisans sans fonctions définies. Tout ce monde, a bénéficié de traitement considérable, de donations et gratifications diverses. Je vais vous confier une secret : le jour de l’investiture contrôlez vous-même la solidité du trône, d’habitude quand ils hissent quelqu'un ils scient le bas !
L’entretien de cette cour coûte très cher au pays. Le gaspillage est extraordinaire- évitez de le faire.
L’absence d’unité : centralisée en droit, l’administration est loin d’être uniforme. Les lois ne s’appliquent que pour certaines personnes, les poids et mesures varient suivant la place occupée, comme les impôts, les factures d’électricité et d’eau… la loi semble être votée en faveur du plus riche et du plus gradé. Ne tombez pas dans ce piège, que tous vos sujets soient égaux en droit et en devoirs. « Le favoritisme est l’ennemi de l’impartialité »
Excellence monsieur le futur chef du pays à problèmes et paradoxes, je ne pourrais vous les citez par ordre alphabétique, les 26 lettres de l’alphabet français- la seule langue internationale que je parle- ne suffirons pas, il vous faudrait rajouter l’alphabet greco- latino-germano-anglophones- je les mets donc pêle-mêle.
- Les émigrés, expatriés, diasporas…sont vos alliés et non des suspects de conjuration contre votre trône, associez les à vos projets, ils parlent beaucoup mais que cela ne vous offusque pas, quand un intellectuel n’occupe pas son cerveau il divague. Créez une politique étrangère et utilisez les pleinement. Certains parmi eux ont de l’argent mais pas d’initiatives, d’autres ont le cerveau sans le sou, profitez des deux. Si vous écoutez vos conseillers qui vous mettrons en garde contre eux vous saurez à vos dépends que la diaspora est une vraie bombe à retardement, mieux vaux en faire des partisans du maintien de la paix. Very very important : Dans votre futur royaume, retenez que la consommation est collective mais la facture est individuelle.
- Mesures militaires : Le respect que je dois à mon père qui était du corps m’empêche de vous dire ce que je pense d’eux. Le dernier événement du stade vous édifiera mieux. On ne réveille pas les morts, mais les conséquences du viol des femmes dans un pays croyant, feront du chemin. Un repentir sincère et une demande de pardon sont nécessaires, par les responsables même de l’acte. Mais gardons les pardons et réconciliations pour la fin, citons d’abord les problèmes. Vos prédécesseurs instituèrent l’amalgame par la fusion entre soldats anciens et nouvelles recrues. La discipline, jusque là très stricte fut relâchée, le soldat et le général sont égaux selon …aucun esprit ardent de sacrifice, de dévouement absolu au peuple. Excellence, sans vous mentir, seul votre créateur saurait comment vous inspirer à un redressement militaire par une stricte discipline.
Le problème de l’organisation de l’armée est presque aussi grave que celui des finances. L’armée est en pleine décadence, soldats et officiers reçoivent leur solde très irrégulièrement et doivent marauder pour vivre. La discipline s’en ressent ! A cela s’ajoute les conflits constant entre les généraux, bref, l’armée a perdu tout contact avec son peuple, elle ne comprend plus que des soldats regroupés en clans et entièrement dévoués à leur propres intérêts. Le plus grave c’est la pléthore d’effectifs sans éducation ni formation. Esquisse de solution : neutralisez les, fermez le budget de l’armement, nous n’avons aucune menace de guerre, la seule vraie guerre est interne, c’est la misère et la famine qui s’abat sur votre peuple, désarmez les et armez la masse paysannes d’abord par de la formation et de nouvelles technologies de développement agricole.
-Mesures économiques : pour réaliser un début d’égalité sociale, assainissez les finances, fixez un nouveau régime des taxations pour tous, une redistribution des biens fonciers de l’Etat s’impose (tous ceux qui occupent les maisons de l’Etat sont les plus nantis en villas, vastes domaines, multiples privilèges, les pauvres surchargés d’enfants ne peuvent même pas payer les loyers) ainsi s’explique l’âpreté avec laquelle ils se disputent les moindres faveurs du Président. C’est ainsi, qu’à la fin de chaque règne se forment des clans entraînant haine et colère qui finissent par exploser sur le peuple.
Annulez systématiquement le culte de la personnalité, l’être suprême c’est Dieu, les groupes de soutiens, les centaines de cérémonies, fêtes et fastes habituels sont pesantes sur les finances de l’Etat. Ne vous encombrez pas, allégez vous car tout souteneur réclame soutien. Le pouvoir est lourd, c’est une infime parcelle que Dieu cède à l’humain, si vous respectez vos engagements, c’est lui seul qui vous soutiendra en vous donnant le discernement.
La tâche lourde est celle des finances, comment empêcher que la situation s’aggrave ? Comment fermer le robinet des caisses qui font vases communicants avec les poches des gérants ? Comment sensibiliser la population à payer impôts, taxes et factures ? Freiner l’inflation, qui accompagne naturellement la hausse du coût de la vie et l’instabilité des prix et qui de cause à effet explique l’affreuse misère dont souffre la classe pauvre ? Comment restaurer le crédit et la monnaie ? Surveiller de très près la comptabilité publique ? Vérifier tout les titres de dépenses ? Canaliser l’accroissement perpétuel de la dette ? Tant de défis à relever.
Excellence ! Si je vous déprime, excusez moi, autant se dire la vérité, on ne peut gouverner sans ressources financières, on ne peut gouverner quand l’Etat ne sait comment payer ses fonctionnaires ou fait semblant de les payer et que son peuple meurt de faim et de manque de soins, pendant que quelques milliers de spéculateurs édifient de scandaleuses fortunes et étalent un luxe insolent. L’un des traits de la société guinéenne est en effet le rôle joué par une minorité de parvenus de la politique, des marchés de l’Etat, ou des finances, avides de jouir de richesses facilement acquises. Ce sont eux qui ont une fureur de plaisir, les autres n’ont rien à fêter. D’ailleurs les pauvres se désintéressent complètement des affaires publiques. Las de tout, las de 50 années de tout ce qui se termine par TION : colonisation, révolution, démocratisation…n’aspirent plus qu’au pain quotidien, au repos.
-l’instruction Publique : je dis publique puisque la classe pauvre ne peut jouir que de cette instruction, c’est celle là donc qu’il faut améliorer, elle répond mal aux conditions d’une formation fiable. Après le pain, s’écriait Danton, l’éducation est le premier besoin du peuple.
- la justice : une nouvelle organisation judiciaire est indispensable, les abus sont nombreux. Plus d’un juge tranche en faveur de la position sociale, du rang et de la fortune au détriment du faible et vulnérable.
Aissatou Barry, Nene-Aye,
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Le Groupe de la Banque mondiale accorde des financements sans précédent pour accélérer la relance économique en Afrique
Mise à jour le Lundi, 05 Juillet 2010 16:57
Des engagements record dans les domaines de l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures durant l’exercice 10
WASHINGTON, le 1er juillet 2010 — Au cours de l’exercice 10, le Groupe de la Banque mondiale a engagé un montant record de 11,5 milliards de dollars américains, répartis sur 113 projets, en vue d’accélérer la relance des économies d’Afrique subsaharienne au lendemain de la crise financière mondiale.
Les engagements de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) — qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d’autres services financiers aux États membres — se sont élevés à 4,3 milliards de dollars. Ceux de l’Association internationale de développement (IDA), l’organe du Groupe qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux pays les plus pauvres, ont atteint le niveau record de 7,2 milliards de dollars.
« L’Afrique est aujourd’hui l’uns des premiers continents à émerger de la crise avec des perspectives de croissance solide comparables au niveau enregistré durant la période d’avant-crise, et je suis fière de constater que notre institution a contribué à cet effort », a déclaré Obiageli Katryn Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique. « Durant cet exercice fiscal nos financements ont atteint un niveau sans précédent pour remettre les économies africaines sur le chemin de la croissance », a-t-elle ajouté. « C’est en mettant l’accent sur les résultats et le savoir au moment opportun que nous avons pu faire la différence pour le bien des peuples d’Afrique ».
A l’échelle mondiale, le Groupe de la Banque mondiale a financé environ 875 projets destinés à stimuler la croissance économique, vaincre la pauvreté et promouvoir l’entreprise privée. Les engagements du Groupe ont atteint un niveau record dans les domaines de l’éducation, la santé, la nutrition, la population et les infrastructures. Dans les pays touchés par la crise, ces financements ont permis de réaliser des investissements qui faisaient cruellement défaut.
Engagements du Groupe de la Banque mondiale
Exercices 2010 et 2009 (en milliards de dollars)
Groupe de la Banque mondiale Ex. 10* Ex. 09
BIRD 44,2 32,9
IDA 14,5 14,0
IFC 12+ 10,5+
MIGA 1,5 1,4
TOTAL 72,2 58,8
*Chiffres préliminaires non audités en date du 1er juillet.
+ Compte propre uniquement. Ne comprend pas les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs d’un montant de plus de 5 milliards de dollars au cours de l’exercice 10 et 4 milliards de dollars durant l’exercice 09.
Fournis sous forme de prêts, de dons, de prises de participations et de garanties, les financements du Groupe de la Banque mondiale ont aidé les pays et les entreprises privées à faire face à la diminution sensible des flux de capitaux privés due à la récession mondiale. Selon les prévisions, ces flux n’augmenteront que modestement pour passer de 454 milliards de dollars en 2009 à 771 milliards de dollars en 2012, un niveau bien inférieur aux 1 200 milliards de dollars atteints en 2007. Globalement, on estime que le déficit de financement des pays en développement passera de 210 milliards de dollars en 2010 à 180 milliards de dollars en 2011 — contre un déficit estimé à 352 milliards de dollars en 2009.
« Les pays en développement partenaires de la Banque souhaitaient qu’elle agisse rapidement, avec souplesse et en faisant preuve d’innovation face à la crise économique mondiale : je me réjouis que l’institution ait répondu à cette attente en fournissant un volume d’aide sans précédent », a déclaré Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale. « Les répercussions néfastes de la crise sur les plus pauvres se feront sentir bien au-delà de la reprise de l’activité économique mondiale. Je pense qu’il est essentiel que nous puissions soutenir vigoureusement les systèmes de protection sociale, les infrastructures et le secteur privé afin de protéger les pauvres et de jeter les bases de la reprise et de la croissance ».
Tous continents confondus, les engagements de la BIRD ont atteint 44,2 milliards de dollars, montant encore jamais enregistré, largement supérieur au précédent record (32,9 milliards de dollars au cours de l’exercice 09). Les prêts à décaissement rapide à l’appui des politiques de développement, qui soutiennent de manière essentielle les balances des paiements face aux déficits de financement, ont constitué environ 47 % du total durant l’exercice 10. Les décaissements au titre des prêts à l’appui des politiques de développement ont suivi le rythme des engagements approuvés : 85 % des opérations approuvées depuis juillet 2008 ont fait l’objet de décaissements (si l’on exclut les opérations de tirage différé).
Les engagements de l’IDA, qui accorde des prêts sans intérêts et des dons aux 79 pays les plus pauvres du monde, ont établi un nouveau record, soit 14,5 milliards de dollars durant l’exercice 10 contre 14 milliards de dollars au cours de l’exercice 09.
Les engagements de la Banque mondiale (BIRD et IDA) dans le domaine de la protection sociale — à l’appui notamment des programmes sociaux destinés aux populations les plus pauvres et les plus vulnérables — devraient atteindre au moins 3,6 milliards de dollars durant l’exercice 10. Les financements alloués aux infrastructures, secteur vital du point de vue de la création d’emplois et de la productivité future, ont dépassé 18 milliards de dollars au cours de l’exercice 09 et devraient se chiffrer à plus de 22 milliards de dollars pendant l’exercice 10. Durant ce même exercice, les engagements dans le domaine de l’éducation ont atteint le niveau sans précédent d’environ 4,5 milliards de dollars, contre 3,4 milliards de dollars au cours de l’exercice 09. De même, l’aide fournie dans le secteur de la santé, la nutrition et la population a atteint elle aussi un niveau inégalé, à savoir 4 milliards de dollars, chiffre sensiblement supérieur aux 2,9 milliards de dollars de l’exercice précédent. Au moment où l’institution réalisait ces engagements sans précédent — durant les exercices 09 et 10, les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont dépassé 130 milliards de dollars —, la BIRD se trouvait confrontée à des contraintes financières ; en avril 2010, ses actionnaires ont approuvé la première augmentation de capital de grande ampleur depuis 20 ans.
Les décaissements de la BIRD et de l’IDA — mesure importante de l’efficacité de l’aide sur le terrain — ont atteint également des niveaux jusqu’ici inconnus et devraient s’établir aux alentours de 40 milliards de dollars (contre 28 milliards de dollars durant l’exercice 09) grâce aux efforts déployés de façon concertée et soutenue par la direction et le personnel de la Banque mondiale pour répondre plus rapidement aux demandes des clients.
La Société financière internationale (IFC), la plus importante source de financements multilatéraux pour le secteur privé dans les pays en développement, a accordé des financements sans précédent aux entreprises de ces pays, qu’elle a aidées à faire face à l’incertitude qui pèse sur l’économie mondiale. Selon des données préliminaires et non auditées en date du 29 juin, les investissements de l’IFC se sont montés à près de 18 milliards de dollars, contre 14,5 milliards de dollars pour l’exercice 09. Le chiffre comprend des engagements estimés à 12 milliards de dollars réalisés par l’IFC pour son propre compte et plus de 5 milliards de dollars mobilisés auprès d’autres investisseurs pour compléter les financements de la Société. Les ressources mobilisées auprès d’autres investisseurs comprenaient 235,8 millions de dollars levés par la Société de gestion d’actifs (Asset Management Company ou AMC), filiale à part entière de l’IFC chargée de gérer de façon indépendante les capitaux de tierces parties. Au 29 juin, l’IFC comptait plus de 500 projets d’investissement, soit une augmentation de 12 % par rapport à l’exercice 09. Les dépenses des Services de conseil de la Société devraient avoisiner 300 millions de dollars.
L’IFC a maintenu l’axe stratégique de ses interventions sur les pays et les régions les plus démunis, surtout l’Afrique subsaharienne, où ses investissements ont augmenté pour franchir légèrement la barre des 2 milliards de dollars au 29 juin — un autre record. Les investissements de l’IFC dans les 79 pays admis à emprunter à l’IDA ont atteint un montant total de plus de 4 milliards de dollars. Près de la moitié des projets de l’IFC et environ 60 % des dépenses liées aux projets de ses Services de conseil ont été réalisés dans ces pays.
« Dans un contexte économique imprévisible, l’IFC a canalisé d’importantes ressources financières vers les régions où elles pouvaient avoir le plus d’effet », a déclaré Lars Thunell, vice-président exécutif et directeur général de l’IFC. « Nous avons mobilisé des capitaux pour relever les grands défis de notre époque en matière de développement. Nous avons exploité nos compétences mondiales et mis au point des produits et des services novateurs pour aider nos clients à réussir. Nous avons stimulé les investissements dans les pays émergents en montrant aux investisseurs que le développement et la réussite commerciale peuvent aller de pair sur ces marchés ».
Parmi les réalisations de l’IFC figurent plusieurs transactions et projets novateurs destinés à créer des opportunités pour les habitants des pays les plus pauvres et les protéger des incertitudes économiques. Le Fonds de recapitalisation et le Fonds pour l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes de l’IFC — tous deux gérés par l’AMC — ont investi environ 175 millions de dollars dans Ecobank, la banque panafricaine disposant de la plus importante implantation géographique dans la région, pour accroître l’accès au crédit dans les pays les plus pauvres. Par ailleurs, l’IFC a investi 20 millions de dollars dans Leapfrog Financial Inclusion Fund, premier fonds de microassurance commercial au monde, qui devrait aider 25 millions d’Africains à obtenir une assurance.
L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), l’organe du Groupe de la Banque mondiale qui assure contre le risque politique, a émis des garanties d’un montant de 1,5 milliard de dollars, contre 1,4 milliard de dollars au cours de l’exercice 09. « En dépit du manque de confiance des investisseurs et de la baisse des investissements étrangers directs cette année, la MIGA a continué d’appuyer les investissements qui permettent de créer des emplois, de construire des infrastructures de base et d’offrir des services de prêt à l’économie réelle », selon Izumi Kobayashi, vice-président exécutif de la MIGA. « Nous sommes intervenus pour soutenir la reprise et la croissance dans les pays en développement en ces temps incontestablement difficiles ».
Les engagements du Groupe de la Banque mondiale dans les pays d’Afrique subsaharienne — première priorité de la Banque — se sont montés à 13,85 milliards de dollars durant l’exercice 10, soit une augmentation de 28 % par rapport aux 9,9 milliards de dollars de l’exercice 09. Sur ce total, 7,2 milliards de dollars proviennent de l’IDA (soit 49 % du total des engagements de l’Association), 4,3 milliards de dollars de la BIRD, 2 milliards de dollars (un montant record) de l’IFC et 345 millions de dollars des garanties de projets de la MIGA dans la région. Les décaissements de la BIRD et de l’IDA en Afrique subsaharienne se sont montés à 6 milliards de dollars durant l’exercice 10.
Malgré sa gravité, la récession économique mondiale n’a pas provoqué de crise de la dette souveraine dans les pays émergents du type de celles qui avaient éclaté dans les années 90 et 2000, principalement grâce à une gestion macroéconomique et une gestion de la dette prudentes en vigueur dans les pays en développement. En plus de fournir des engagements financiers, la Banque a aidé les entités nationales et infranationales à réduire leur vulnérabilité face à la volatilité du marché en leur fournissant une assistance technique et en mettant des instruments de gestion du risque à leur disposition. Durant l’exercice 10, le volume des transactions de gestion des risques exécutées par la Banque a plus que triplé par rapport aux niveaux qui prévalaient avant la crise, les pays membres cherchant à gérer plus activement les risques de leurs portefeuilles de dette.
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Pour de plus amples informations sur les activités de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, visitez : http://www.banquemondiale.org/afrique ou http://www.banquemondiale.org/resultats
Vous pouvez également joindre Mamadou Saliou Diallo, Chargé de Communication Banque Mondiale-Conakry : tél : 64-24-40-49 Email :
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Découverte d’une pièce du casse-tête de la thérapie personnalisée contre le cancer
Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:35
Des membres du Département de biochimie de l’Université McGill ont effectué une percée significative en matière de recherche sur le cancer. Ils ont découvert qu’un petit segment d’une protéine qui interfère avec l’ARN peut contrôler l’expression normale de gènes, notamment les gènes actifs dans les cellules cancéreuses. Consultez la vidéo suivante à ce sujet (en anglais): http://podcasts.mcgill.ca/pods/press/nagar.mp4Publiés en ligne le 26 mai 2010 par le prestigieux journal Nature, les travaux ont déjà ouvert la voie à d’importantes applications pour la recherche en laboratoire et constituent une autre étape vers le type de thérapies personnalisées contre le cancer que des spécialistes du monde entier tentent ardemment de mettre au point.
Pour demeurer saine, la cellule humaine doit produire les bonnes protéines au bon moment, et ce, en quantité appropriée. Elle y parvient notamment grâce à l’ARN interférence, une forme de dégradation génétique par laquelle de petits morceaux d’ARN, appelés ARNm, bloquent la production de protéines spécifiques en interférant avec leur code génétique. Toutefois, tous les ARNm ne peuvent accomplir cette tâche. En collaboration avec le professeur Nahum Sonenberg du nouveau Complexe des sciences de la vie de McGill, le professeur Bhushan Nagar et l’étudiant aux cycles supérieurs Filipp Frank ont fait appel à la biologie structurelle pour mettre au jour un petit segment de protéines Argonaute - molécules essentielles à l’ARN interférence – apte à sélectionner les ARNm adéquats.
Ce faisant, l’équipe a découvert que les protéines Argonaute pouvaient éventuellement être exploitées pour amplifier la dégradation. « L’ARN interférence peut servir de démarche thérapeutique viable pour inhiber des gènes spécifiques exagérément actifs dans des cas de maladies comme le cancer », a déclaré le professeur Nagar. « Nous avons maintenant une porte ouverte sur la capacité de modifier rationnellement les ARNm pour les rendre plus efficaces, voire les transformer en médicaments. »
Même si l’on ne peut envisager d’applications thérapeutiques avant plusieurs années, ces nouvelles connaissances offrent une avenue pour réguler la production spécifique de protéines anormales, notamment dans les cellules cancéreuses.
« C’est une nouvelle formidable », a déclaré le professeur David Thomas, directeur du Département de biochimie de l’Université McGill. « Récemment, des reportages évoquant la fin de l’utilisation de la chimiothérapie ont été présentés. Eh bien, cela fait partie de ce parcours menant à la mise au point de thérapies fondées sur les gènes et personnalisées en fonction de la maladie à traiter. C’est un grand pas en avant. »
Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le programme scientifique des frontières de l’humain, la recherche a été soutenue par le Groupe de recherche axé sur la structure des protéines du Fonds de la recherche en santé du Québec.
Internet : http://www.mcgill.ca/biochemistry/
Vidéo explicative : http://podcasts.mcgill.ca/pods/press/nagar.mp4
Personne-ressource :
William Raillant-Clark
Relations avec les médias
Université McGill
514 398-2189
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Émigration clandestine : La mésaventure des femmes clandestines africaines vers l’Europe
Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:34
L’émigration clandestine vers l’Europe ne cesse de faire des victimes aussi bien dans les embarcations de fortune qu’en cours de route.Mais les femmes sont les plus exposées au danger et aux mauvais traitements pendant le voyage. Médecins Sans Frontières a révélé certains de ces mauvais traitements auxquels elles sont soumises au cours du périple.
Il s’agit notamment des viols et autres harcèlements sexuels. Les auteurs de ces actes inhumains sont le plus souvent leurs compatriotes et compagnons de route. Des citoyens des pays de transit sont également coupables des viols et autres rackets.
Pour celles qui arrivent en Europe, les stigmates des mauvais traitements sont très visibles, même si certaines se méfient d’expliquer leur mésaventure.
Depuis longtemps, ce calvaire frappe les femmes. Mais c’est seulement maintenant que l’opinion se rend compte de la triste réalité. Il est à se demander pourquoi un mutisme a entouré cette situation jusqu’à maintenant. Est-ce par pudeur ou par tolérance ?
De toute évidence le silence qui longtemps entouré ces actes inhumains et dégradants ne peut être justifié aux yeux des défenseurs des droits de l’homme et même de l’opinion.
Certes que l’illusion que ces femmes se font de l’Europe et du bonheur qui s’y trouve peut jouer, mais ceci ne peut pas les faire oublier les actes inhumains auxquels elles ont été soumises en cours de route au point que toutes en font un secret et restent pendant si longtemps de complices passives.
A partir du moment où le voile est levé sur cet aspect de la mésaventure féminine, les gouvernements et les ONG doivent multiplier les initiatives afin de mettre fin à ce calvaire. Seulement, il est à se demander si des dispositions efficaces seront trouvées pour punir les coupables et diminuer voire stopper l’émigration clandestine.
Car les gouvernements Européens et Africains n’ont enregistré qu’un succès mitigé dans leur action contre l’émigration clandestine. Même si le nombre de clandestins a diminué en Europe ces dernières années, il n’est pas évident que l’effectif des candidats est resté en baisse.
C’est dire que le combat contre la clandestinité et particulièrement la clandestinité des femmes est loin d’être gagné. Et l’aventure vers l’Europe a encore de beaux jours devant elle, même si les femmes continueront à payer plus de sacrifices.
Elhadj Abdoulaye Diallo pour Aminata.com
Politique : les jeunes Africains choisissent l’accès technologique
Mise à jour le Jeudi, 17 Juin 2010 12:33
Le soir du 2 janvier 2008, à 23 heures précises, de retour d’un voyage épuisant qui l’a menée de Nairobi au Kenya à Johannesbourg en Afrique du Sud, Ory Okolloh — une avocate kenyane d’une trentaine d’années — poste sur son blogue le message suivant : “pour que la réconciliation ait lieu au niveau local, il faudra d’abord que la vérité de ce qui s’est passé émerge. Y a-t-il des gens qui veulent faire quelque chose – des accros de technologies capables de rendre compte de la violence et des destructions ont eu lieu en utilisant Google Maps ?”Le débat sur l'ordre des consultations éléctorales
Mise à jour le Samedi, 30 Janvier 2010 22:06
L’opportunité offerte aux acteurs Politiques de faire des propositions aux nouvelles autorités relatives aux consultations a permis d’afficher leurs divergences sur l’ordre à privilégier par rapport auxdites consultations électorales attendues. Cependant, ils ont pu s’accorder sur la durée de la transition, les organes à mettre en place et la grille de répartition entre les différents acteurs clés de la nation. Cet acte atteste d’une part, l’unité qui émerge autour de certains éléments importants et d’autre part, l’apparition de la diversité sur un enjeu de taille qu’est l’ordre d’organisation desdites consultations.
Carnet de route. Faranah : Qui vous dira ce qu'est ce commissariat de police rampante?
Mise à jour le Mercredi, 10 Septembre 2008 12:51
C'est une maison centrale d'arrêt pas comme les autres. Constitué de trois bâtiments, ce centre de détention est sis dans le village de Passaya (dans Faranah). Lesquels bâtiments sont scindés en de très nombreuses cellules où ne sont verrouillés que des prisonniers d'un genre nouveau: des serpents, ''jugés'' coupables de morsure (mortelle ou en deçà), d'attaques contre du cheptel, de coupures de route ou encore de simple intimidation...
Diecké ou le fruit du labeur
Mise à jour le Mercredi, 10 Septembre 2008 12:52
En découvrant Diecké, à 12 km du Liberia, on tombe des nues. Une CRD, l'une des rares en Guinée, qui fait montre d'un décollage économique véritable. En terme de développement local, c'est la meilleure du pays : une agriculture intensive et une unité industrielle qui fait la fierté du pays -la SOGUIPAH.
Au Palais: L''entourage du chef de l'Etat de plus en plus peuplé de kleptocrates et de décrié?
Mise à jour le Mercredi, 03 Septembre 2008 09:05
Le dernier décret signé par Lansana Conté continue de faire des vagues à Conakry. Celui-ci, dit-on, visait à renforcer les attributions du nouveau ministre secrétaire général à la Présidence. Mais, on assiste plutôt à la réapparition de certains hommes, des prédateurs ou réputés comme tels, et à la formation d'une nébuleuse disparate autour du chef de l'Etat.
La casse de l'ogre Sam: chronique politique
Mise à jour le Vendredi, 29 Août 2008 13:32
C'est connu : les plus hautes tours sont celles qui font les plus grandes chutes.
L'infortuné - cependant nanti - Mamadi Sam Soumah, ancien boss des services de la présidence de la République, vient de le vérifier à ses dépens. A peine débarqué de son petit - mais juteux - trône de ministre secrétaire général, il n'a même pas eu le temps de digérer sa disgrâce que le voilà empêtré dans une sale affaire de détournement de deniers publics.
La Guinée à la croisée des chemins.
Mise à jour le Vendredi, 22 Août 2008 20:14
Le mouvement de grève des personnels de santé guinéens a été très suivi lundi. Ce mouvement rassemble plusieurs secteurs des services de santé guinéens, notamment les médecins, les infirmières et les fonctionnaires des hôpitaux. Les agents de santé réclament un statut particulier mais aussi le paiement d'arriérés de salaire qu’ils attendent depuis des mois. C’est le cas de plus de 500 jeunes agents qui ont été engagés depuis environ un an et demi.
Tout cela n'est pas sérieux :Chronique politique
Mise à jour le Lundi, 18 Août 2008 13:07
On croyait à jamais révolu le temps des décrets et ''contre-décrets'' en Guinée. Ce qui s'est passé entre le vendredi 1er (avec la nomination de Alpha Ibrahima Kéïra aux fonctions de ministre secrétaire général de la présidence) et le mardi 5 août 2008 vient de prouver, à la stupeur générale, que ce n'est pas encore le cas.
LU.A. et les coups détats
Mise à jour le Lundi, 18 Août 2008 13:06
Encore un coup d’état en Afrique ! Quelle honte ? Quel malheur ? L’anarchie est ce qu’il y a de plus dangereux pour une nation. La Mauritanie, qui a fait parler d’elle en la matière à la fin des années 70’s et au début des années 80’s, se fait encore revivre en cette année 2008 par ce nouveau coup de la mascarade et de l’ignominie. Un pays qui, pour tous les observateurs avait commencé à emprunter les chemins de la sagesse depuis une transition réussie et des élections saluées en 2007 par l’Afrique et le monde comme un exemple viable et vivace d’une autre Afrique en gestation.
La déliquescence du pouvoir en Guinée Conakry !
Mise à jour le Samedi, 16 Août 2008 16:44
L’affirmation selon laquelle « la nature a horreur du vide » trouve son sens dans la marche actuelle de la république guinéenne où l’état brille par son absence dans la satisfaction des besoins minimaux de sa population.
Chronique politique: Adieu la Commission d'enquête, vive la CPI ?
Mise à jour le Lundi, 11 Août 2008 09:52
Il y a un an et demi, des citoyens – surtout de jeunes manifestants – tombaient sous les balles d'éléments des forces de l'ordre, aux pires moments des insurrections populaires de janvier et février 2007. Quelques mois seulement après le massacre en juin 2006 de dizaines d'élèves qui avaient envahi les rues de Conakry pour exprimer leur mécontentement suite à une annulation de l'examen du baccalauréat.
Chronique Politique: Serment d'hypocrite
Mise à jour le Samedi, 09 Août 2008 09:34
Après les négociations réussies avec les syndicats du secteur de l'Education et la formation du gouvernement, d'aucuns pensaient que la valse des revendications sociales allait marquer un temps d'arrêt. Juste pour connaître les intentions de la nouvelle équipe et jauger sa capacité à initier et conduire des reformes salutaires pour la nation.Nos dictateurs et leurs dictateurs
Mise à jour le Jeudi, 07 Août 2008 11:07
Ouvrant notre boite électronique, il y a de cela quelques semaines déjà, nous trouvâmes le message d’un vieil ami rempli de souvenirs et de compliments. A la fin de son écrit, comme pour nous donner à réfléchir, il y avait cette profonde question : y a-t-il des gens qui supportent encore Robert Mugabe ? A cette invite à cogiter, plusieurs autres se bousculèrent dans notre esprit.
Le lourd héritage de Lansana Kouyaté
Mise à jour le Samedi, 02 Août 2008 16:39
L'actuelle équipe gouvernementale, celle dirigée par Dr Ahmed Tidiane Souré, est comme entrain de se demander ce qu'elle doit faire tout de suite tant les attentes des populations sont ce qu'elles sont. Cette question, le gouvernement sortant également se l'est posée, installé qu'il était aux lendemains des convulsions sociales de Janvier et Février 2007, avec une forte pression des populations qui voulaient tout et tout de suite.
Chronique politique: Un chevalier nommé Souaré
Mise à jour le Jeudi, 31 Juillet 2008 08:52
Tout le monde le disait ou le pensait. Ce qui vient de se passer avec l'examen du brevet d'études du premier cycle – BEPC – serait un gros scandale, s'il y avait encore des scandales dans ce pays. Ou plutôt, si le pire des scandales n'était que le Guinéen est immunisé contre eux par l'accoutumance.
Les 15 mois de Kouyaté à la Primature ont été utiles pour les Guinéens
Mise à jour le Jeudi, 31 Juillet 2008 08:52
Tout Premier Ministre de Lansana Conté est un « serviteur » de Conté et nous le combattrons jusqu’à la dernière minute et avec la dernière énergie », disaient des compatriotes Guinéens pendant que Cellou Dalein Diallo était à la Primature.
À l’époque, le net était saturé de déclarations fustigeant, condamnant et parfois insultant ce « serviteur » de Lansana Conté.
Préfectures et mairies de Guinée : la tragi-comédie.
Mise à jour le Mardi, 22 Juillet 2008 17:40
Koubia. Pour joindre le gouverneur de Labé, son autorité de tutelle, le préfet de Koubia, Bernard Mara, se déplace en taxi brousse depuis janvier 2007. Alors que le réseau téléphonique n'est pas encore rétabli, et qu'il ne dispose d'aucun moyen de déplacement, le préfet de Koubia vit un calvaire insoutenable.
Droit de reponse de l'ambassade de l'Ukraine en Guinée !
Mise à jour le Lundi, 21 Juillet 2008 09:56
Suite à la publication sur « Aminata » le 7 juillet dernier de la correspondance M Barry Alseiny intitulée « La vie en Uklraine et le problème d'immigration en Guinée » je voudrais partager avec les lecteurs quelques réflexions.
Le patron de l'Office onusien de lutte antidrogue dribblé à Conakry par le président Conté.
Mise à jour le Samedi, 19 Juillet 2008 17:51
Le directeur exécutif de l'Office des Nations Unies pour la lutte contre la drogue et le crime (ONUDC) a quitté Conakry hier. Auparavant, il a été reçu au palais de la Colombe, par le général Lansana Conté, à la tête depuis 1984 du pays qui passe pour la nouvelle plaque tournante du trafic international de la drogue.
La disparition évidente de lEtat guinéen
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:37
Chers compatriotes, j’ai le profond regret de vous annoncer la disparition de l’Etat guinéen, survenue le 17 juin 2008.
Selon les informations de plusieurs sources dont je dispose, les auteurs des coups mortels portés à l’Etat guinéen ne sont autres que M. Ousmane Conté fils du Président Lansana Conté, le sous-lieutenant Claude Pivi porte parole des mutins et le sous-lieutenant Sâa Alphonse chargé des opérations des mutins.
Sur la réhabilitation ou non de Sékou Touré
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:37
Notre nation, se fondant entre autres sur les agissements de M. Lansana Kouyaté et son épouse, les déclarations de certains leaders politiques dont MM. Aboubacar Somparé et Jean-Marie Doré, s’est vue de fait engagée dans un débat sur la réhabilitation de Sékou Touré. Récemment, les débats se sont accentués à cause des écrits d’autres compatriotes comme M. Galéma Guilavogui. Je voudrais intervenir à travers ce texte, qui s’articule sur trois éléments : les amalgames dans le débat, la possibilité ou non de réhabiliter Sékou Touré, et un témoignage personnel sur son régime.
chronique politique: Crise de l'Etat et crise de la vérité
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:39
''Crise de l'Etat'', ''crise du régime'', ''agonie du système'', voilà depuis plusieurs années ce que l'on entend partout en Guinée ! C'est la ''tarte à la crème'' de toutes les conversations dans les bureaux, sur la terrasse des cafés et à l'intérieur des débits de boissons genre ''l'assommoir'' (les fameux ''maquis'' de Conakry ).
Chronique hebdomadaire: La nuit des ''dents longues'' et des ''mémoires courtes'' !
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:39
L'issue du terrible combat pour la conquête d'un juteux fauteuil ministériel semble imminente. En tout cas, c'est l'impression laissée chez maints protagonistes – et au sein de l'opinion en général – par la diffusion, vendredi dernier sur les ondes de la Radiotélévision guinéenne (RTG), du décret de restructuration du gouvernement.
Chronique politique: Primature: La structure gouvernementale enfin connue
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:38
C'est au moment où commençaient à s'exprimer, chez de nombreux Guinéens, des signes d'impatience face à ce qu'ils estiment être un retard dans la formation d'un nouveau gouvernement (même si en la matière il n'y a pas de normes établies sous la forme d'un délai à respecter), que la nouvelle structure gouvernementale a été rendue publique. De vingt-deux membres (19 ministres et 3 secrétaires généraux), l'équipe passe à trente-six (33 ministres et 3 secrétaires généraux).
Restructuration gouvernementale, « ON TROMPE QUI ? »
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 10:38
Trente trois portefeuilles ministériels et trois Secrétariats généraux, voilà la nouvelle ossature du Gouvernement guinéen qui sera dirigé par le nouveau boss de la Primature, Dr Tidiane Souaré.
Mais ce décret donne déjà à réfléchir et plusieurs commentaires se font dans les rues de Conakry :
L'héritage de Lansana Kouyaté : le Changement piégé
Mise à jour le Vendredi, 18 Juillet 2008 12:05
Finalement, celui qui aimait à clamer urbi et orbi qu'il ne rendra jamais le tablier, a vu son sablier renversé. Après plus de quatorze mois globalement infructueux (hormis le programme décroché avec les institutions de Bretton Woods) à la tête d'un gouvernement dit de consensus''.
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