Chérif Abdallah du GOHA: « Alpha Condé doit comprendre que les guinéens souffrent»

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Le président du Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) réaffirme son soutien aux commerçants victimes de pillage en 2013 qui projettent une manifestation le 3 août. En outre, Cherif Abdallah invite le gouvernement et la classe politique à respecter l’Accord politique du 12 octobre qui prévoit l’indemnisation des victimes. Interview!

Aminata.com: les commerçants projettent une manifestation le 3 août prochain. Quelle est la position du GOHA?          

Chérif Abdallah: c’est le collectif des commerçants victimes de pillage qui demandent aux collègues opérateurs économiques de fermer boutique et magasin et de faire une marche pour réclamer leur dédommagement conformément aux Accords politiques du 12 octobre 2016. Lorsqu’ils ont pris cette décision, ils sont venus nous informer en tant qu’organisation à laquelle ils appartiennent. On ne trouve d’obstacles à leur manifestation parce que c’est un droit constitutionnel. Ils sont en train de se préparer conséquemment sur le terrain pour la tenue de la  manifestation du 3 août prochain.

Est-ce que les dossiers des victimes sont déjà déposés à qui de droit?

Le premier dossier que l’Assemblée nationale a reçu c’est celui des victimes de 2013 même s’il y a il y a également celles de 2015 qui sont venues nous voir pour savoir comment évolue leur dossier.  Mais, en ce qui les concerne, nous n’avons pas un réel répondant sur le terrain. Puisqu’ils sont victimes des manifestations politiques, c’est à la classe politique et au gouvernement pour demander leur dédommagement.

Voilà que la manifestation des commerçants le 3 août intervient au lendemain de celle de l’opposition prévue le 2 août. Certains en déduisent que ce sont des actions concertées et sciemment préparées pour déstabiliser le régime?

On peut qualifier ça comme on veut. Si le collectif des commerçants a décidé d’organiser une manifestation, je pense qu’ils sont libres de choisir la date. Même si c’était le même jour avec la marche de l’opposition, c’est leur choix. Le Goha a toujours privilégié les négociations. Et nous avons toujours calmé et canalisé les opérateurs économiques sur le terrain.  Nous n’avons jamais cherché à ce qu’il y ait des problèmes. En 2013, les commerçants avaient voulu en découdre avec les gens qui pillaient leurs boutiques en pleine journée en présence des forces de sécurité. Tous les opérateurs économiques du pays étaient fin prêts pour répliquer. On ne peut pas repiquer contre une personne qui n’a pas de biens à moins qu’on s’attaque à sa personne physique. Le Goha avait lancé des appels et demandé  aux commerçants de rester à domicile. N’eut été notre implication, il n’y aura pas eu élection et la Guinée ne serait pas là aujourd’hui. Maintenant,  nous avons identifié toutes les victimes et fait constater par les huissiers et nous avons déposé le dossier devant le gouvernement.

Êtes-vous inquiets par la reprise des manifestations politiques?

Malheureusement, nous sommes habitués à ce genre de problème. Ce n’est ni à l’opposition, ni à la mouvance de sécuriser les opérateurs économiques et de leurs biens. Nous avons un gouvernement, une force de défense et de sécurité. Le premier responsable du pays s’appelle Alpha Condé. C’est à lui, son gouvernement et des forces de défense et de sécurité de nous protéger. Si nous sommes victimes c’est au président que nous demanderons de faire en sorte que nous  soyons protégés. Au cas contraire, c’est à lui aussi que nous demanderons des comptes.

Quel appel lancez-vous aux acteurs politiques et à l’Etat?

Quand des responsables s’assoient, discutent et s’entendent sur quelque chose, ils doivent respecter leur accord parce que c’est le non respect qui amène les problèmes.  Nous avions soutenu la rencontre entre MM. Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo parce que ça va dans le sens de l’apaisement. Depuis cette rencontre jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu des problèmes. Ils se sont entendus sur quelque chose après et cette chose doit être respectée à la lettre. Je dirai au président de la République, au gouvernement et à toute la classe politique de faire en sorte que les accords soient respectés. Mais, il revient au président de la République  de faire respecter ces accords pour nous éviter des problèmes. Il doit comprendre que les populations guinéennes souffrent. Nous avons besoin aujourd’hui de développement.

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

 

 

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