Bobo Dioulasso : pas mal des jeunes guinéens qui pratiquent le cirage

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Des jeunes guinéens vivants au Burkina Faso vivent leur quotidien à travers la pratique du cirage.  Ils sont nombreux qui déambulent tous les jours dans les grands carrefours, des lieux de rencontres et des quartiers de la ville de Bobo Dioulasso à la quête des clients pour des petits jetons.

Cette pratique consiste à réparer et à rendre propre les chaussures d’une personne. Les pratiquants le font à travers des petits matériaux, notamment des petites broches moyennes tranchantes, de l’eau composée du savon,  des boites de cirages, des aigus et des filets. Tous mis dans le sac du jeune cireur.

Chaque matin, ils sortent avec leurs sacs à dos, les pieds sales, chaussures coupées, des habits déchirés pour la recherche de leur quotidien. Ils sont souvent fréquents devant des bars café, des petits restaurants, des administrations… D’autres par compte, préfèrent se promener sous le soleil à la recherche des clients.

Chaque paire de chaussure est taxée à  50 FCFA pour la lavée et la cirée en même temps. La plupart d’entre eux font cette  pratique par manque de moyen.  C’est le cas d’Alpha Madiou Souaré, âgé de 16 ans qui vie avec ses parent à Bobo Dioulasso depuis 3 ans.

« J’ai commencé à faire cette pratique depuis en Guinée. Je ne suis pas rentré à l’école, parce que mes parents n’ont pas les moyens. Mon père est vendeur des habits friperies et ma mère est ménagère. Vu notre pauvreté, je suis obligé de sortir chaque matin pour faire le cirage. Ça me permettra  d’aider mes parents pour qu’on ait à manger à la maison ».


Pour Aboubacar Sidiki Doumbouya, cette pratique lui permet de survivre. Il explique les difficultés dont il est confronté avec des clients. « Je fais cette pratique, parce que j’ai pas d’autre choix. J’ai pas fais l’école et je n’ai pas les moyens pour faire le commerce. Donc pour que je puisse avoir quoi manger, il faut que je sorte chaque matin pour faire le cirage.  Je ne peux pas m’assoir comme ça, surtout que je ne suis pas chez moi en Guinée. Il y a personne ici pour me donner à manger. C’est ce qui me fait nourrir. En faisant cette pratique, je discute souvent avec des clients. Certains quand tu fini de faire leur travail, s’ils ne veulent pas payer, ils te disent que ce n’est pas propre de reprendre. Dès fois même et quand tu les discute, ils te frappent ».

Malgré des difficultés que certains sont confrontés, d’autre par compte on su profité de cette pratique pour évoluer.  Aboudoulaye Baldé, est boutiquier, il  nous explique les avantages qu’il a eut à travers le cirage.

« Quand je suis venu nouvellement à Bobo-Dioulasso en 2013, j’ai commencé par le cirage. Petit à petit, j’ai eu la chance de rencontrer un monsieur qui était directeur d’une société privée de la place. Il m’a dit qu’il devrait aller en mission en Allemagne mais il m’avait promit qu’à son retour, qu’il allait m’aider à avoir un peu d’argent qui me permettra de faire quelque chose. Quelques mois après, on s’est rencontré devant un restaurant. Il m’a demandé à ce que je cire ses chaussures, je l’ai fait. Quand j’ai terminé, il m’a programmé le weekend chez lui.  Je suis parti à notre rendez-vous, a ma grande surprise, il m’a donné deux cent mille (200.000)  FCFA. J’étais très étonné. Avec ça, j’ai commencé à faire le commerce petit à petit mais toujours avec le cirage. Après six mois j’ai constaté que j’avais pas mal d’argent et j’ai ouvert cette alimentation où je suis aujourd’hui. Bien que j’ai cette alimentation, j’ai encore mon sac de cirage et je le pratique toujours, car je me dis que, c’est la source de ma réussite ».

Ibrahima Sory Barry,  depuis Bobo Dioulasso pour Aminata.com



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