« Biens mal acquis »: la défense dénonce une « ingérence dans les affaires d’un Etat souverain »

Par Sylvain PEUCHMAURDParis (AFP)© 2017 AFPprocès-fraude-corruption-GuinéeEquat
Teodorin Obiang Nguema, fils du président de Guinée équatoriale, le 23 décembre 2014 à Malabo | AFP/Archives | Steve Jordan

La défense du vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang a dénoncé jeudi une « ingérence dans les affaires d’un Etat souverain », au dernier jour du premier procès des « biens mal acquis » en France.

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 27 octobre.

Âgé de 48 ans, le fils du président Teodoro Obiang, ancien ministre de l’Agriculture et des Forêts promu vice-président par son père, est jugé pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption.

Mercredi, le parquet national financier a requis contre lui une peine de trois ans de prison, 30 millions d’euros d’amende et surtout la confiscation des biens saisis pendant l’enquête, qui dépassent les 100 millions d’euros.

Objets d’art, voitures de luxe et de sport, immeuble sis avenue Foch, dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale…: l’enquête avait mis au jour un patrimoine considérable.

Savoir si ce que M. Obiang a fait « est légal dans son pays, on s’en moque! » a dénoncé Me Emmanuel Marsigny, pour qui « juger comme si les faits commis dans son pays l’avaient été sur le territoire français constitue immanquablement et incontestablement une ingérence dans les affaires d’un Etat souverain ».

Au yeux de l’avocat, c’est une « sorte de compétence de juridiction universelle qui est donnée à la justice française », soulignant que « dans son pays », Teodorin Obiang a « le droit » d’être ministre et de passer des contrats. Il a en outre dénoncé une « campagne de diabolisation pendant les débats ».

Quid des faits d’origine, qui auraient été commis en Guinée équatoriale? « Vous n’avez que des ouï-dire », a plaidé son confrère, Me Thierry Marembert.

« Vous n’avez aucune base légale ni factuelle pour entrer en voie de condamnation », a-t-il ajouté, « vous relaxerez notre client et mettrez fin à cette procédure », a-t-il avancé.

La défense du vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang a dénoncé jeudi une « ingérence dans les affaires d’un Etat souverain », au dernier jour du premier procès des « biens mal acquis » en France. Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 27 octobre. Âgé de 48 ans, le fils du président Teodoro Obiang, ancien ministre de l’Agriculture et des Forêts promu vice-président par son père, est jugé pour blanchiment d’abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics, d’abus de confiance et de corruption. Mercredi, le parquet national financier a requis contre lui une peine de trois ans de prison, 30 millions d’euros d’amende et surtout la confiscation des biens saisis pendant l’enquête, qui dépassent les 100 millions d’euros.

Objets d’art, voitures de luxe et de sport, immeuble sis avenue Foch, dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale…: l’enquête avait mis au jour un patrimoine considérable. Savoir si ce que M. Obiang a fait « est légal dans son pays, on s’en moque! » a dénoncé Me Emmanuel Marsigny, pour qui « juger comme si les faits commis dans son pays l’avaient été sur le territoire français constitue immanquablement et incontestablement une ingérence dans les affaires d’un Etat souverain ».

Au yeux de l’avocat, c’est une « sorte de compétence de juridiction universelle qui est donnée à la justice française », soulignant que « dans son pays », Teodorin Obiang a « le droit » d’être ministre et de passer des contrats. Il a en outre dénoncé une « campagne de diabolisation pendant les débats ».

Quid des faits d’origine, qui auraient été commis en Guinée équatoriale? « Vous n’avez que des ouï-dire », a plaidé son confrère, Me Thierry Marembert. « Vous n’avez aucune base légale ni factuelle pour entrer en voie de condamnation », a-t-il ajouté, « vous relaxerez notre client et mettrez fin à cette procédure », a-t-il avancé.

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