Attaques contre la presse : La surveillance pose un défi mondial pour la libre circulation de l'information

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New York, le 12 février 2014-La surveillance numérique, les assassinats de journalistes qui demeurent impunis ainsi que les pressions commerciales et politiques plus ou moins indirectes sur les médias, sont trois des principales menaces sur la liberté de presse que le Comite pour la Protection des Journalistes (CPJ) a choisi de mettre en évidence dans son rapport annuel, Attaques contre la presse, publié aujourd’hui.

 « Les principaux défis pour ce qui concerne la liberté de la presse, se posaient auparavant dans les États autoritaires. Bien que ces défis persistent, les nouvelles technologies ont permis aux citoyens de nombreux pays, de jouir du droit à la liberté d’expression », a déclaré Joël Simon, directeur exécutif du CPJ. « Attaques contre la presse expose ces menaces et examine les stratégies visant à garantir la libre circulation de l’information », a-t-il ajouté.  Dans le rapport, trois essais -dont un préfacé par Jacob Weisberg, analysent les effets néfastes des programmes de surveillance de masse mis en place aux États-Unis d’Amérique, sur la liberté de la presse.

La capacité des gouvernements à stocker des données transactionnelles et accéder au contenu des communications, met en danger l’absolue nécessité pour les journalistes de protéger leurs sources. L’ampleur de l’espionnage numérique par la NSA (Agence nationale de sécurité) suscite le doute quant à l’engagement des États-Unis d’Amérique à défendre la liberté d’expression, et renforce l’influence de la Chine et d’autres nations, connues pour leurs méthodes restrictives, qui appellent les gouvernements à exercer davantage de contrôle sur Internet.

Dans un autre essai, le rapport souligne qu’il serait bon que la Communauté Internationale place la liberté de la presse au cœur de la nouvelle stratégie de lutte contre la pauvreté avant 2015, date du délai fixé pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Par ailleurs, le rapport note que si la transparence au sein du secteur financier ne s’améliore pas, on peut s’attendre à davantage de crises financières mondiales.Attaques contre la presse étudie la façon dont l’incapacité à élucider les meurtres de journalistes engendre et entretient un climat d’intimidation, aggravé dans de nombreux cas, par les assassinats ciblés des témoins.


Conjointement à l’édition imprimée du rapport Attaques contre la presse, le CPJ publie en ligne, un aperçu de l’état de la liberté de la presse ainsi que des données concernant près de 60 pays. En 2013, la Syrie est restée, pour les journalistes, le pays le plus meurtrier, tandis que la violence à leur égard s’est intensifiée en Irak et en Egypte. Au total 70 journalistes ont perdu la vie. Pour la deuxième année consécutive, la Turquie est le pays dont les prisons renferment le plus grand nombre de journalistes au monde, suivie de près par l’Iran et la Chine. La publication du rapport Attaques contre la presse a débuté en 1986.

L’édition de 2014 présente des analyses effectuées conjointement par le CPJ et des experts mondiaux qui portent sur : l’influence de Pekin sur la presse de Hong Kong et de Taiwan ; l’effort des journalistes syriens pour « couvrir » l’actualité malgré les dangers, l’insistance de ne donner que « des nouvelles positives » en Afrique sub-saharienne ; l’audace, voire le courage des journalistes qui couvrent les cas de violence sexuelle ; l’héritage de Nelson Mandela, entre autres. La liste des endroits à risque met en évidence les 10 endroits où la liberté de la presse s’est le plus dégradée en 2013. Le rapport inclus le dernier essai de Mike O’Connor, «  Des hommes armés dirigent Neza et la presse dans la banlieue de Mexico. » Mike était le correspondant du CPJ au Mexique. Il est décédé subitement fin décembre.
L’édition imprimée comportant la préface de Weisberg, président du Slate Group et membre du conseil d’administration du CPJ, est publiée par Bloomberg Press et éditée par Wiley. Elle est disponible à l’achat.
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Le CPJ est une organisation indépendante à but non lucratif, dévouée à defendre la liberté de la presse sans le monde entier 
 
Note aux éditeurs : Attaques contre la presse est disponible en ligne et en anglais, avec des sections régionales en arabe , français, portugais, russe , espagnol et turque . Pour les médias sociaux, le CPJ suggère d’utiliser le hashtag #AttacksOnPress.

Contacts Médias :  
Magnus AgChargé de Plaidoyer & Communication Tél. +1.212.300.9029E-mail : mag@cpj.org



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