Affaire K-Energie: Ibrahima Kassus Dioubaté trahi par un Tunisien avec la complicité de certains Guinéens

Depuis mai 2015, la capitale guinéenne et certaines préfectures environnantes ont connu une nette amélioration de la desserte en électricité grâce au barrage de Kaléta. La réalisation d’un gigantesque projet qui a mis aux oubliettes les années d’obscurité dans laquelle Conakry était plongée. 

Nul ne peut oublier les années 2011 à 2014, période pendant laquelle des émeutes contre l’obscurité avaient régulièrement paralysé Conakry. En ces temps sombres, pour soulager ses compatriotes dont certains s’étaient familiarisés avec l’obscurité qui pouvait perdurer pendant plus d’une semaine, le gouvernement guinéen a fait appel à K-Energie, une entreprise de fourniture d’électricité.

Des millions de Conakrykas ont poussé un ouf de soulagement grâce à K-Energie SA qui en fait est une entreprise de droit guinéen dont l’actionnaire majoritaire est notre compatriote Ibrahima Kassus Dioubaté avec 60% des parts sociales, les quarante autres étaient détenues par Sam Alexandre ZORMATI un tunisien ;

K ENERGIE SA qui était la fierté des guinéens est aujourd’hui une coquille vide du fait du fait du tunisien aidé en cela par des compatriotes dont des ministres d’Etat.

Le consortium des journalistes membres de l’Association des Journalistes pour la Transparence dans Industries Extractives et Economiques (AJTIE) a mené l’enquête sur cette histoire kafkaïenne ;

  1. Ibrahima Kassus Dioubate crée K-Energie ;

Pour honorer ses engagements à fournir de l’électricité à la Guinée, K-Energie cautionnée uniquement par Ibrahima Kassus Dioubaté contracte un prêt de 51 millions de dollars auprès de  United Bank Africa (UBA) ;

Ce montant a été payé en deux fois :

  • 17 Millions USD ont été virés dans le compte de PW POWER SYSTEM pour permettre l’arrivée du premier groupe de 25 MW ; c’était en février 2014.
  • Une semaine plus tard, 34 Millions USD ont payés au vendeur pour l’acheminement par avion des deux autres groupes d’une capacité de 25 MW chacune.

La société de Ibrahima Kassus Dioubaté a remboursé le prêt de 51 millions de dollars avec les intérêts de la Banque, et, est donc propriétaire des trois centrales.


Sam Alexandre Zormati trahit

Comme dit l’adage, « l’escroc attire sa potentielle victime par la confiance avant que cette dernière ne tombe dans son piège’’. L’escroquerie est une délinquance d’astuce !

Visiblement Sam Alexandre Zormati est un as ;

Fort de ce remboursement intégral, Sam Alexandre ZORMATI propose à son associé de faire coter leur société à la bourse new yorkaise ;

Il expliqua alors qu’ils rencontreraient un obstacle relatif à la crédibilité internationale d’une société guinéenne d’où la nécessité d’en faire une filiale d’une autre société de droit étranger ;

Ils choisirent alors de procéder à la cession de leurs parts sociales à une société de droit dominicain dénommée MIAMI CAPITAL HOLDING CORPORATION créée le 22/mai/2014 sous le No 2014/IBC17960 ;

Cette société a les deux mêmes actionnaires que K ENERGIE SA (49% chacun) ce qui, dans les faits, signifiait que rien ne sortait de leurs patrimoines personnels ;

Les dits associés par un procès verbal d’assemblée général de cette même société avaient convenu que la cession était blanche et ne se justifiait que par l’opération d’entrer en bourse projetée ;

En fait d’entrée en bourse il n’en sera jamais question, c’est plutôt la plus grosse arnaque du siècle qui était montée et mise en place ;

En effet, Sam Alexandre Zormati, joue aux jeux de lettres en créant 2 autres sociétés quasi-homonymes à savoir << MIAMI CAPITAL GROUP CORP et MIAMI GROUP INC>>

Il fait de Miami Capital Holding Corporation une filiale de MIAMI CAPITAL GROUP CORP enregistrée le 22/jan/2016 sous le No 2016/IBC18967 qui devient elle aussi filiale de MIAMI GROUP INC ;

Après cette nébuleuse, il  se fait délivrer par la société vendeuse les titres de propriétés et une attestation aux termes de laquelle les centrales auraient été vendues à MIAMI CAPITAL GROUP CORP en janvier 2015 ;

Hérésie ne saurait être plus grande, MIAMI CAPITAL GROUP CORP a été créée en 2016 et donc ne pouvait contracter en 2015 ;

Soit, pour que son arnaque soit totale, il fallait à Sam de se trouver aussi, en Guinée, des complices pour pouvoir prendre possession des centrales ;

 

Une justice vraiment …  pas juste ;
Guinéen fier de son pays, le sieur DIOUBATE Ibrahima Kassus saisit les tribunaux locaux pour être rétabli dans ses droits surtout qu’il a eu échos de ce que Sam proposait à la vente des deux centrales et qu’il s’apprêtait à exfiltrer la troisième ;

La première mesure était de solliciter pour le compte de K-ENERGIE une ordonnance de saisie conservatoire auprès du Tribunal de première instance de Kaloum ;

Cela fut fait mais malheureusement la Cour d’Appel infirme la décision pour le motif pris de ce que Ibrahima Kassus DIOUBATE ne pouvait solliciter une telle mesure dès lors que le cautionnement était éteint du fait du paiement fait par K-ENERGIE ;

Ce juge a « oublié » que l’Ordonnance de saisie était sollicitée et obtenue non pas par Ibrahima Kassus DIOUBATE  nom mais par K-ENERGIE dont il dit pourtant qu’il a payé tout le prix ;

Que retenir ?

La seconde mesure était une plainte par devant le doyen des juges d’instruction de Kaloum qui lui aussi prend une mesure d’interdiction de sortie du territoire guinéen de cette centrale ;

Contrevenant à cette mesure, Sam a réussi à sortir cette centrale avec l’intervention de guinéens ce qui conduisit ledit juge à prendre une commission rogatoire internationale ;

A Dakar où la centrale a été débarquée, les complices de SAM ZORMATI ont été convoqués à la Police du Port pour être interrogés ;

Premier coup de théâtre, le juge saisi par Sam ZORMATI rétracte deux heures plus tard son ordonnance d’interdiction de sortie du territoire et sa commission rogatoire internationale ;

Ibrahima Kassus DIOUBATE décide toujours de se battre en se référant cette fois-ci à la justice d’un pays étranger, le Sénégal ;

Quelques temps plus tard, second coup de théâtre, on signifie à DIOUBATE au Sénégal, une Ordonnance de non lieu prise par le doyen des juges de Kaloum, pour tenter de faire échec à la procédure pendante ;

A cet instant et d’après les juristes consultés, on nage en plein délires dans la mesure où un juge d’instruction ne peut recevoir la requête d’une partie contre qui une plainte a été déposée sans qu’il l’ait inculpée au préalable et il ne peut rendre une Ordonnance de non lieu sans avoir entendu toutes les parties et poser des       actes d’instructions ;

Que retenir de ce fait ?

Nous vous en laissons seuls juges chers lecteurs ;

Vous rappelant simplement que Sam ZORMATI pendant toutes ces péripéties n’est pas sur le territoire national mais qu’il a de solides appuis et biens placés ;

 

Zormati soutenu par des ministres de la République et certains proches du pouvoir ;
Le manque d’eau faisant que le barrage de Kaleta ne pouvait fonctionner en plein régime, le président de la République a instruit son ministre d’Etat des investissements et du partenariat public-privé de trouver une solution au problème entre les associés de K-ENERGIE pour résorber le gap énergétique.

Ibrahima Kassory Fofana et son homologue de l’Energie, Cheick Taliby Sylla ainsi que l’américano-guinéen Mori Diané rencontrent le sieur DIOUBATE en Guinée et s’envolent pour la France pour parler à Sam ZORMATI ;

De retour, prétextant que ce dernier leur aurait montré les « cartes grises » des centrales sont revenus de la France avec un nouveau projet;

Mori DIANE crée le 06 janvier 2017 une Société à responsabilité limitée unipersonnelle dénommée « La Guinéenne d’Energie » pour six jours plus tard, le 12 janvier 2017 signer avec l’Etat Guinéen un contrat de fourniture d’énergie en lieu et place de K-ENERGIE ;

Record de rapidité est à coup sûr battu ;

Ce qui devient grave et pénible pour K-Energie et la Guinée suit :

Les autorités entrent dans la danse du scalp en procédant à une expulsion de fait de K-ENERGIE ;

En effet, par la lettre datée du 24 février 2017 adressée au haut commandement de la gendarmerie et de la justice militaire, le ministre Cheik Taliby Sylla instruit le changement de gardes au motif que suivant contrat conclu avec l’Etat Guinéen la gestion de la centrale de Coronthie avait été confiée à la GDE de Mori DIANE.

Alors là, on nage en plein surréalisme et même pire en plein délire ;

En effet, outre le fait que le contrat dont il est fait état dans ce courrier ne confie pas la gestion de la dite centrale à GDE puisqu’à son article 4, il fait ressortir que la centrale appartenait à une autre société, ledit Ministre ne pouvait s’adresser directement à la gendarmerie ;

Comme un sphinx qui renait toujours de ses cendres, Ibrahima Kassus DIOUBATE saisit à nouveau, le 08 mars dernier, le tribunal de Kaloum pour solliciter l’expulsion de GDE ;

La question n’est plus relative à la propriété des centrales qui est pendante à Dakar mais celle de l’occupation du site qui avait été attribué à K-ENERGIE par le Port Autonome de Conakry;

Encore une fois, Nouveau coup de théâtre, Mori DIANE réussit, cinq jours après avoir été assigné au tribunal, à avoir la reproduction servile de l’autorisation dont avait bénéficié K-ENERGIE sans pour autant que la première n’ait été retirée ;

Le plus cocasse est qu’un site déjà retiré de l’autorisation donnée à K-ENERGIE a été à nouveau affecté ;

On lit dans cette autorisation que GDE devait installer une centrale électrique ce qui en fait ne correspond pas à la réalité d’autant plus qu’elle exploite les centrales et autres installations de K-Energie.

Cette procédure est encore pendante devant la justice ;

 

LA POINT D’OGRE DE LA GROSSE ARNAQUE
K-Energie est devenue une coquille vide puisque spoliée de son patrimoine qui profite à une société tiers et qui desservira à coup sûr l’Etat et le peuple guinéen ;

En effet, à l’article 16 du contrat de fourniture d’énergie, il est stipulé que les matériaux, équipements et combustibles de GDE ainsi que toutes ses importations sont exemptés de paiement des droits en général et des droits de douane en particulier.

Aujourd’hui, il y a lieu de se poser la question de savoir pourquoi autant d’exonérations et de largesses pour une société qui n’a pas investi un seul franc guinéen et qui, pour débuter une exploitation, reçoit de surcroit du ministère du budget une subvention de deux cent seize milliards quatre cent soixante-sept millions huit cent soixante-dix-sept mille huit  cent trente-cinq de franc guinéen sur la base d’un arrêté ne contenant aucune référence et aucune date,

Qui n’aimerait pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la  fermière en plus ?

Que dire aussi du fait que le Ministre de l’Economie et des Finances ait ordonné le payement de 23 246 121 USD par acte en date du 18 février 2017 référencé 153MEF/CAB/DNTCP/0062/ACCT/80/FBB et qu’il ait été payé par la Banque centrale par virement n° 2017-134 la somme de 24.528.000 USD ;

La différence de plus un million de dollars mérite explications.

Peut être qu’elle existe ;

Mystères et boules de gomme comme dans toute cette histoire qui nous amène à poser la question de savoir que faire de notre patriotisme et de nos patriotes ;

Où va la Guinée et à qui profite le crime ?

 

L’Association des Journalistes pour la Transparence dans Industries Extractives et Economiques (AJTIE)

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