Photo de famille lors de l'ouverture de la réunion sur l'industrialisation de l'Afrique
Photo de famille lors de l'ouverture de la réunion sur l'industrialisation de l'Afrique

La semaine de l’industrialisation africaine 2018 a ouvert ses portes ce lundi 19 Novembre 2018 dans la salle Nelson Mandela au siège de l’Union Africaine sous le thème «Promouvoir les chaînes de valeur régionales en Afrique : un moyen d’accélérer la transformation structurelle, l’industrialisation et la production pharmaceutique de l’Afrique».

Ouvert sous les auspices de l’Ambassadeur ALBERT MUCHANGA commissaire au commerce et à l’industrie de l’Union africaine en présence de la directrice du département du commerce et de l’Industrie de l’Union africaine Mme Treasure Maphanga et des ministres de l’industrie de l’Union africaine.

Cette semaine de l’industrialisation est organisée par le département du commerce et de l’industrie de la Commission de l’Union africaine en partenariat avec l’Agence du NEPAD, l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) et d’autres partenaires de développement clés qui évoluent dans l’industrie.

Pour le ministre de l’industrie du Niger présent à cette cérémonie le rôle de l’industrialisation est clairement entériné dans le Plan d’action de l’Union africaine pour le développement industriel accéléré de l’Afrique, et la Troisième décennie du développement industriel pour l’Afrique.

Cela est clairement expliqué dans l’Agenda 2063,  qui est plan stratégique de l’Union africaine pour la transformation socio-économique de l’Afrique, appelle à promouvoir des plans sectoriels et de productivité, ainsi qu’à développer des chaînes de valeur régionales et de produits de base pour appuyer la mise en œuvre de politiques industrielles à tous les niveaux.

Il a par la même occasion  rappelé que l’industrialisation a de tout temps été une préoccupation majeure de la politique de développement du continent et un  choix politique partagé dans la région au lendemain des indépendances a porté sur la substitution des importations pour asseoir une base industrielle nationale à travers particulièrement une forte participation des Etats dans le secteur productif.

Selon toujours le ministre de l’industrie du Niger ; ce choix, qui a été fait sans concertation au niveau national a eu des beaucoup de conséquence et ces conséquences sont entre autres : la création d’unités de production similaires et concurrentes dans la région (brasserie, cimenterie, huileries, etc.) sans tenir compte d’avantage comparatif ; la dépendance excessive envers les intrants importés, y compris les matières premières, les biens d’équipement, les machines et le capital humain.

Au regard de ces contraintes d’ordre diverses, l’Assemblée générale des Nations unies à proclamer la période 2016-2025 comme la troisième Décennie du développement industriel pour l’Afrique (IDDA III). L’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) mène cette nouvelle approche pour l’IDDA III a conclu le ministre Amirou du Niger

Pour  l’ambassadeur Albert Muchanga nous commémorons  chaque année,  la journée de l’industrialisation en Afrique parce que nous croyons que cette activité économique est essentielle pour la diversification et la transformation structurelle de notre continent.

Cette fois-ci, poursuit – il l’accent est mis sur l’industrialisation, mais surtout sur le développement de chaînes de valeur régionales qui sont censées de fournir un espace de marché plus important dans le cadre de la libre échange entre l’Afrique et le continent, en complément des opportunités offertes par le commerce, à des conditions plus favorables aux chaines de valeur globales.

C’est pour cette raison que la semaine africaine de l’industrialisation 2018 est tenue  sous le thème «Promouvoir les chaînes de valeur régionales en Afrique – un moyen d’accélérer la transformation structurelle, la production industrielle et l’activité pharmaceutique de l’Afrique», indique l’ambassadeur Muchanga.

Pour que les chaines de valeur régionales se développent, les industrielles participerons à la production transfrontalière de produits finaux et intermédiaires pour exploiter les grandes économies d’échelle offertes par les zone libre continentale africaine.

C’est pourquoi l’Afrique doit améliorer sa production des produits intermédiaires pour stimuler plus particulièrement le développement des micros industrielles, les petites et moyennes entreprises qui fourniront des entreprises plus grandes en Afrique et dans reste le monde insistent le commissaire Muchanga

Pour le commissaire Muchanga, bien que le thème principal soit sur les chaînes de valeur régionales, on discutera pendant cette semaine des discussions sur les questions de financement, de zones économiques spéciales, d’industrialisation verte, ainsi que de jeunes entrepreneurs entre d’autres.

Dans son intervention l’ambassadeur Albert a annoncé la tenue du premier salon commercial interafricain qui se tiendra du 11 au 17 décembre 2018 au Caire en Egypte.

Selon lui ceci sera la première livraison de la zone de libre-échange continental africain. Cette livraison a permis de trouver beaucoup d’exposant africain et ces exposants viennent de 43 pays africain et du reste du monde.

Il a profité de l’occasion pendant son intervention de donner des informations sur les résultats très significatifs obtenus grâce à une bonne préparation pour le salon de Caire.

Il a aussi parlé du lancement de l’association panafricaine des fabricants.

Cette association panafricaine des fabricants compte jouer grandement et avec des propositions de politique visant à améliorer les structures incitatives pour une croissance rapide de l’industrialisation pour une croissance rapide de l’industrie et de l’investissement par les ministres africains.

Kadiatou Thierno Diallo

Journaliste

 

 

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