100% AFRIQUE: TROIS SOIRÉES DE MUSIQUES URBAINES À PARIS

Les Congolais du Mbongwana Star, la chanteuse malienne Oumou Sangaré, le Nigérian Seun Kuti, héritier de l’afrobeat de Fela, proposeront différents courants de la musique africaine de jeudi à samedi à la Grande Halle de La Villette dans le cadre du festival 100% Afriques.

Une exposition, “Afriques Capitales”, est consacrée à la création africaine contemporaine dans l’espace urbain, explique Anne Sanogo, responsable de la programmation musicale. “On a eu l’idée de construire trois soirées de concerts autour de grandes métropoles de grandes régions”.

La première soirée, “Kinshasa Mon Amour”, est une immersion dans l’ambiance des rues de la capitale de la République démocratique du Congo.

“Ce sera une véritable soirée de créations. On a réuni Mbongwana Star et Afrotronix, un DJ producteur d’origine tchadienne établi au Canada. Seront joués des titres inédits, avec des visuels des rues de Kinshasa”, décrit Anne Sanogo.

Le Mbongwana Star où figurent d’ex-membres de Staff Benda Bilili, interprète une rumba-rock secouée d’ondes électro. Il est le symbole de la jungle urbaine de “Kin”, une ville livrée à elle-même, peuplée de “shege”, des gamins des rues vivant de débrouille.

Le rappeur et performeur Young Paris, adepte de peinture corporelle, accompagné de danseurs, assurera la première partie.

La soirée de vendredi restituera l’ambiance plus paisible des nuits de Bamako avec des musiciens nourrissant la tradition d’une dose de modernité, avec certaines sonorités électroniques.

S’y côtoieront la Bamakoise Oumou Sangaré et Ngoni Ba, le groupe de Bassekou Kouyaté.

La première magnifie les mélodies du Wassoulou, une région du sud du Mali réputée pour sa tradition de chants et de fêtes, sur des arrangements très actuels.

Les seconds proposent une vision très groove de la tradition: les ngonis, instruments à cordes typiques du Mali, sont électrifiés, tandis que la basse voisine avec la calebasse.

“C’est un voyage à travers la ville avec cet aller-retour tradition-modernité”, souligne Anne Sanogo.

Cap enfin samedi sur Lagos, berceau de l’afrobeat, cette fusion de jazz, soul et rythmes yoruba.

Inbibio Sound Machine, une formation de Londres avec une chanteuse d’origine ghanéenne très charismatique, ouvrira cette soirée avec un concert en brassant funk, high life (mouvement cousin de l’afrobeat) et électro.

Avant de laisser place à Seun Kuti, qui perpétue fidèlement, avec “Egypt 80”, un groupe où figurent d’anciens musiciens de son père Fela, fondateur de l’afrobeat.

In : Afrique

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